Musique

Live Report : Cold Specks au Silencio

Live Report : Cold Specks au Silencio

19 avril 2012 | PAR Francois Colombi

Cold Specks était en concert hier soir au très discret club parisien Le Silencio. Originaire de Toronto mais découverte en Angleterre, c’est accompagnée de ses cinq musiciens qu’elle donnait sa première date française.

Son nom, elle refuse de le donner et se fait appeler Al Spx. Canadienne et âgée de 24 c’est un ami d’ami qui après avoir entendu une démo sur internet lui demande de venir à Londres. L’aventure commence alors pour la jeune fille qui choisit comme nom Cold Specks…

Du courage il en faut pour monter sur scène, et cette jeune artiste en a. Pour preuve c’est à capella que Cold Specks débute son concert avec sa guitare en bandoulière. Derrière et avec elle se tiennent ses cinq compagnons, en retrait dans la pénombre. Un guitariste, un violoncelliste, un pianiste, un saxophoniste ainsi qu’une batteuse l’accompagnent dans son set.

Décrivant sa musique de Doom Soul (soul lugubre), les textes sont lourds et comme elle le dit elle-même de son premier disque, «je pense que c’est un album sombre». Chantant la difficulté de grandir, l’amour, la mort et la religion (sujet qui suscite encore des controverses car les chansons Holand et Blank Maps ont été censurées aux Etats Unis à cause du mot « Goddam »), la chanteuse à conscience de ne pas apporter la joie dans ses textes et s’essaie entre deux chansons à une blague (réussie) en dessous de la ceinture.

Toujours avec justesse, le groupe livre une folk teintée de mélancolie qui laisse imaginer les grands espaces du nord des Etats Unis. Il n’est donc pas étonnant que le groupe fasse la première partie d’un autre groupe folk Canadien, les Great Lake Swimmers pour toute sa tournée nord-américaine.

Si c’est la voix de la leader qui se démarque, on apprécie tout autant le son du violoncelle et du saxophone qui viennent redonner une touche un peu moins ordinaire au groupe anglo- canadien. On regrettera que l’acoustique de la salle ne soit pas à la hauteur de la beauté du lieu et de sa magnifique scène cerclée d’or.

La chanteuse termine le concert comme elle l’avait commencé : a capella. La boucle est donc bouclée.

 

Arthur H et Nicolas Repac, chercheurs d’Or noir
Homeland : une série américaine post 11 septembre au Forum des Images
Francois Colombi

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *