Jazz

Moonchild à la Maroquinerie [Live-Report]

Moonchild à la Maroquinerie [Live-Report]

10 octobre 2017 | PAR Alice Aigrain

Moonchild s’est produit dimanche soir sur la scène de la maroquinerie. Le trop peu connu groupe de Los Angeles, a donné une représentation tout en subtilité, dont le smooth de l’univers musical n’excluait pas la rythmique dansante et entraînante.

Définir l’univers musical de Moonchild est une gageure. Ceux qui s’y sont attelés ont fini par tenter des néologismes d’empilement de mots. On retiendra le très beau « More space-age neo-soul loveliness » du journal Evening Standart, que l’on se retiendra bien de concurrencer. Il y a en effet de tout cela dans la musique du groupe. Il y a aussi un peu de jazz, de rythme and blues. On pourrait trouver d’autres qualificatifs, d’autres styles auxquels les rattacher tant leur univers musical est un joyeux bordel d’influences qui n’en finit pas de faire Voyager, comme le précise le titre de leur troisième album.

Après s’être produit en première partie de The Internet et Kamasi Washington l’an passé, le groupe s’engage dans une tournée aux États-Unis, en Europe et en Asie. La maroquinerie est leur premier passage à Paris, et nous attendons déjà leur second.

Une fois sur scène, les quatre membres du groupe impressionnent par leur complicité et leur virtuosité. Amber Navran chante de sa voix feutrée quand elle ne s’empare pas d’un saxophone ou d’une flûte traversière pour quelques chorus groovy bien sentis. Les autres musiciens ne sont pas en reste, tout aussi multi-instrumentistes, ils élaborent des sonorités complexes et profondes. Généreux et communicatif, leur groove remue les corps du public tandis que leur mélodie et leur suavité interpellent les esprits et les cœurs. Moins smooth que leur album qui invite au calme et à la sérénité rythmée, leur production scénique est énergique et d’un jazzy sans limites. Si l’on regrette quelques fois que la voix d’Amber Navran disparaisse sous la ferveur des musiciens, l’énergie du groupe a finalement eu raison du public en ce dimanche soir, qui malgré son week-end et parfois sa Nuit Blanche dans les jambes, ne semblait pas décider à rentrer se reposer.

©Capture d’écran la Maroquinerie

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Alice Aigrain
Contact : [email protected] www.poumonsvoyageurs.com

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