Musique
[Interview] Waves Machines « Notre album a pris le temps qu’il devait prendre »

[Interview] Waves Machines « Notre album a pris le temps qu’il devait prendre »

18 janvier 2013 | PAR Lucie Droga

Issus de la scène de Liverpool, les Waves Machines nous avaient déjà offert en 2010 un premier album « Wave If You’Re Really There » aux sonorités pop enchanteresses, mais malheureusement trop peu salué par la critique française qui s’était perdue aux milieux des vagues pop-électro. Avec « Pollen » qui sortira le 21 janvier prochain, on espère bien que justice sera faite pour ces sympathiques anglais qui ont su rendre à Liverpool ses lettres de noblesse.    Rencontre avec Tim Bruzon, chanteur et guitariste du groupe.

Dans l’interview que vous avez donné en 2010 pour les Inrockuptibles, vous disiez vouloir attendre un an avant d’enregistrer un nouvel album, mais après deux ans d’absence, vos fans commençaient à s’impatienter…

Mes plans ont échoué (rires) !

Et quand on écoute vos singles comme « I’ll fit » ou « I Hold  Loneliness », votre second album Pollen semble beaucoup plus sombre et complexe que le premier… C’est pourquoi vous avez attendu autant de temps ?

Ecrire, ça demande du temps : il faut réussir à produire des chansons qui soient le plus près possible de ce que l’on souhaite. Comme je l’ai dit en 2010, on ne voulait se précipiter parce qu’aujourd’hui, les choses changent à une allure folle : il y a tellement de nouveaux groupes qui débarquent sur la scène qu’il était important de prendre le temps de construire cet album. Parce qu’il n’y a strictement aucun intérêt à enregistrer un nouvel album rapidement s’il n’est pas aussi bon qu’il devrait être. Beaucoup de groupes épatants écrivent de très belles chansons,  et quand c’est ton tour, tu dois donner le meilleur de toi même. C’est pour ça que notre album a pris le temps qu’il devait prendre.

Comment décririez-vous votre musique comparée aux autres groupes actuels qui jouent dans la même veine que vous, comme Hot Chip par exemple ?

Dans les chansons d’Hot Chip, on ressent parfaitement ce côté dansant alors que même si on a souvent penché de ce côté là, on a essayé de s’en éloigner le plus possible avec le deuxième album. J’aime beaucoup Hot Chip car ils produisent une musique pleine d’énergie mais savent aussi s’orienter vers des chansons à textes, plus creusées et je suppose qu’on aspire à peu près à la même chose avec notre musique en essayant de la rendre aussi profonde que possible. On avait pensé à enregistrer un disque plus commercial cette fois, mais clairement, ça aurait été une bêtise : Pollen a des sons très soniques ce qui en fait un album pas très commercial, mais c’est ce qui nous permet aussi de tenir…

D’où vient votre son emprunt des années 80 ? Avez-vous tous été influencés par la musique dance ?

Je serai incapable de faire une liste des artistes qui m’ont influencé dans les années 80…. A cette époque, je devais avoir 9 ou 10 ans, je me rappelle juste qu’on ne pouvait pas passer à côté de Whitney Houston ou de Go West. Probablement ces airs m’étaient familiers, je l’ai ai gardé dans un coin de tête et vingt-cinq ans après, ils sont ressortis d’une façon inattendue. Mais j’ai toujours trouvé ça marrant d’user de tous ces sons, de jouer avec et de les emmener dans plein de différentes directions. On n’a pas consciemment opté pour des sons 80 je crois…

C’est parce que votre musique sonne comme un beau patchwork!

Oui c’est ça! Il y a plein de couleurs dans nos chansons, on s’en rend vraiment compte sur scène!

Vous avez déjà joué à Paris et vous vous produisez à la Cigale le 13 février prochain. Est-ce important pour vous d’être dans cette ville, y avez-vous des attachements?

C’est très important pour nous parce que l’un de nos premiers concerts s’est fait à Paris, à la Flèche d’Or. C’était juste avant que notre album ne sorte et nous avions vraiment apprécié le concert. Mais quand nous sommes revenu pour la seconde fois, l’album était déjà dans les bacs et notre chanson « Keep The Lights On » marchait plutôt bien… Alors d’un coup ça a été une expérience très différente, on avait en face de nous un public qui attendait qu’on lui fasse un show énorme. On a été un peu surpris sur le coup, mais très heureux de ce concert ! Paris est donc l’une des premières villes qui a vu jouer Waves Machines, c’est logique qu’on souhaite continuer cette relation. On a d’ailleurs très hâte de revenir, je n’arrête pas d’avoir de bons échos sur la Cigale, il paraît que c’est une super salle!

 

Visuel: pochette de l’album Pollen des Waves Machines, sorti le 21 janvier.

Image à la Une: capture d’écran du site themusicslut.com

 

 

 

 

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Lucie Droga

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