Musique

Interpol et la déception de son nouvel album

06 septembre 2010 | PAR Tristan Karache-Prudent

Dans ce dernier album éponyme sorti chez Matador Records, le groupe reprend les éléments qui ont fait son succès sans réellement innover ce qui n’est pas sans déplaire à l’auditeur. La sortie de cette nouveauté est prévue le 7 septembre prochain et devrait enfin combler les fans qui attendaient l’évènement depuis le dernier album datant de 2007 et s’intitulant « Our Love To Admire ». Issu de ce disque, le titre « The Heinrich Maneuver » s’était démarqué pour devenir un tube.

A l’écoute de « Interpol » on reconnaît toute suite le style très défini des New Yorkais surfant sur la Cold Wave. Les 10 titres s’enchaînent et ne se ressemblent pas ; pourtant une certaine lassitude apparaît à force d’écouter l’album comme-ci un goût de déjà-vu. Quelque chose ne prend pas, l’alchimie est imparfaite et c’est certainement que la base rythmique est incomplète. En effet Sam Fogorino ne peut assurer seul à la batterie alors que la basse de Carlos Dengler manque cruellement d’envie. Ce dernier avait annoncé qu’il quitterait le groupe après cet enregistrement. Et quel dommage au final !

Pourtant tout le reste y est, des riffs de guitare à la rythmique élaborée. Des chansons se démarquent même du lot comme par exemple « Barricade » qui s’annonce déjà comme le premier single extrait de l’album mais qui demeure trop lourd et presque ennuyant. Le problème étant qu’a chaque chanson, on s’attend à une explosion d’un moment à l’autre mais celle-ci n’arrive jamais et laisse l’auditeur dans une certaine frustration. Avec « Memory Serves et Lights », on reconnaît cette entrée en matière par le biais de David Kessler et de sa guitare qui permet un espoir mince mais finalement c’est une déception. Dans l’ensemble, les titres sont tous plus ou moins les mêmes, la voix de Banks est toujours aussi monocorde voire quasi-déprimante, la guitare ne s’envole pas vraiment, la basse ne porte pas été la batterie ne dévoile tout son pep’s que lors de la chanson « Always Malaise »…

Heureusement que l’on peut compter sur les classiques du groupe tels que « Obstacle 1 », « Pioneer To the Falls »et « Evil » assurent de bons concerts. Le groupe sera le 17 septembre prochain au Trabendo et le 19 en première partie de U2 à Paris.

Découvrez la playlist Interpol avec Interpol

« The Heinrich » Maneuver, le titre qui a fais la renommée du groupe.

Johnny : Toute la musique que j’-M-!
Vogue Fashion Celebration Night, 2 ème édition
Tristan Karache-Prudent

2 thoughts on “Interpol et la déception de son nouvel album”

Commentaire(s)

  • Littré

    – « ennuyant » n’est pas français, peut-être était-ce le qualificatif « ennuyeux » que tu cherchais ?
    – « Memory Serves et Lights » : « Memory serves » et « Lights », mais de toute façon un titre doit être inscrit en italique et non entre guillemets.
    – David Kessler non, Daniel Kessler oui.
    – Heureusement que l’on peut compter sur les classiques du groupe tels que « Obstacle 1″, « Pioneer To the Falls »et « Evil » assurent de bons concert >>> il manque un mot à cette phrase non ?

    Conclusion : achète un Grevise avant de donner ton avis.

    septembre 9, 2010 at 21 h 55 min

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