Classique

Simon Rattle et London Symphony Orchestra – Philharmonie 18/12/17

Simon Rattle et London Symphony Orchestra – Philharmonie 18/12/17

19 décembre 2017 | PAR La Rédaction

Hier soir nous étions à la Philharmonie de Paris pour le retour du flamboyant London Symphony Orchestra dans la salle parisienne, sous la nouvelle direction de Simon Rattle, Le Chef d’orchestre britannique.

Tout debout, Le magnifique pupitre de cordes du LSO, éclaté en cercle autour du Chef d’orchestre, dans Les métamorphoses chante tel un chœur avec ce souffle de vie, ou de survie, très adapté à la passion qui anime cette œuvre de sortie de Guerre de Richard Strauss. À leur tête, sans Partition, tel un mime, un cuisinier, Simon Rattle malaxe la matière, la crée, la transforme, donnant la perfection de l’interprétation, du détail, de l’émotion. Rarement Les métamorphoses n’ont été aussi belles, limpides et ont pris autant leur sens.

Vient ensuite Prélude et mort d’isolde de Wagner. Dans cette musique symbole du romantisme exacerbée, Rattle et Le LSO vont encore plus loin dans les nuances et l’expression. Les cordes souples, Les accords laissant entendre toute la richesse de l’harmonie wagnérienne, Les bois chantants, Les pupitres de cuivres tel un orgue vivant, les contrepoints parfaits dont Rattle dirige chaque mouvement et chaque intention. Puissance et rythme ont souvent été les marques de fabrique de cet orchestre, la beauté de la matière sonore et Le sens de l’esthétisme le sont tout autant. Tout le sens du romantique est la.

La deuxième symphonie de Bernstein « the age of anxiety » d’après le poème de WH Auden offre une ici une des palette expressive les plus larges du langage du compositeur. Parfaite suite du programme allemand puisque qu’on y entendre les influences germaniques du compositeur, finalement rattrapée par le Jazz et un final presque hollywoodien. La symphonie offre une part belle au piano solo (Kristian Zimmerman initialement prévu, souffrant, fut remplacé par kirill Gerstein qui a alterné puissance et swing dans le numéro jazz soutenu par l’énergique section de percussions du LSO !

Le choix de cet œuvre et sa diversité de langage musical montrait bien à quel point cet orchestre est l’un des meilleurs au monde et comment Simon Rattle est le Maïtre incontesté de la musique classique moderne vivante et immortelle telle qu’on l’aime.

Vladimir

Visuel : Kirill Gerstein © M.Borggreve

Kedi, des chats et des hommes, de Ceyda Torun [Les Arcs 2017]
Gagnez 5×2 places pour le film Le Grand Jeu d’Aaron Sorkin
La Rédaction

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *