Classique
Le quatuor Varèse nous touche et nous surprend au Festival Radio-France Occitanie

Le quatuor Varèse nous touche et nous surprend au Festival Radio-France Occitanie

22 juillet 2019 | PAR Jean-Marie Chamouard

Au Corum de Montpellier, le Quatuor Varèse, a interprété le 19 Juillet 2019, trois quatuors qui sont des œuvres originales : une création de Fabien Cali, le quatuor n°25 de Georges Onslow et l’unique quatuor à cordes de Claude Debussy.

Le quatuor Varèse a été fondé en 2006 par d’anciens élèves du conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Depuis le quatuor poursuit une brillante carrière en France et à l’étranger et joue régulièrement au Festival Radio France Occitanie.
Fabien Cali est un compositeur français de 34 ans. Il découvrit la musique en autodidacte, grâce à la guitare électrique puis fut admis au conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris où il apprit la composition. Nous assistons ce soir, en présence du compositeur, à la création de son quatuor intitulé « Heavy Metal Machine », en référence à la guitare électrique. Le quatuor débute par une plainte grinçante puis la musique se fait rythmée et énergique. Le rythme devient ensuite lancinant, alternant avec des périodes de douceur mélodique. Fabien Cali nous a offert une œuvre contrastée et subtile.

Georges Onslow (1784-1853) a passé toute sa vie à Clermont Ferrand en dehors d’une période d’exil en Angleterre pendant la révolution française. Il a été un compositeur incontournable de la première moitié du XIXème siècle et a été appelé alors « le Beethoven français ». Très apprécié par ses contemporains il tomba ensuite dans l’oubli jusqu’à la fin du vingtième siècle. Ses quatuors et quintettes sont de grande qualité et préfigurent la musique romantique. Le quatuor n° 25, composé en 1834, débute par un allégro modérato qui déploie un très beau thème romantique et laisse chanter le violon de François Galichet. Le scherzo laisse entrevoir quelques dissonances et frappe par sa modernité. L’andante « graciozo » évoque la musique de Mozart par sa délicatesse. Le chant du violon est envoûtant et de toute beauté. L’allégro final est surprenant par sa vivacité, ses ruptures rythmiques et son caractère ludique. Sur la tombe de Georges Onslow est inscrite la phrase de Berlioz : « Depuis la mort de Beethoven il tient le sceptre de la musique instrumentale ». On ne peut qu’y souscrire !

Claude Debussy a composé son unique quatuor en 1893 .Il a réalisé une œuvre « impressionniste » riche en couleurs et en émotions contrastées. Le premier mouvement fait alterner un thème romantique avec des « fortissimo » effectivement « très décidés ». Le deuxième mouvement est vif et joyeux. Debussy recourt au jeu des cordes pincées et nous offre une invitation à danser mais aussi à rêver quand se détache la mélodie du premier violon. L’andantino commence par le chant de l’alto puis chaque instrument du quatuor s’exprime dans une douceur apaisante et un peu mélancolique. Le mouvement final débute par le violoncelle avec la même douceur puis la musique devient agitée, énergique voire frénétique à la fin du quatuor.
Le quatuor Varèse nous a offert un très beau concert grâce à la qualité de son interprétation à la fois énergique et délicate. « Un quatuor c’est un ménage à 4 ». C’est sûrement vrai car le quatuor Varèse nous a offert un bel exemple de cohérence musicale et de complicité.

visuel : photo officielle

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Jean-Marie Chamouard

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