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Laurence Equilbey présente le CEN : « Le grand répertoire doit devenir une routine »

Laurence Equilbey présente le CEN : « Le grand répertoire doit devenir une routine »

11 mars 2020 | PAR Yaël Hirsch

C’est dans le 8e arrondissement de Paris, dans les locaux d’accentus et du CEN (centre de ressources de l’art choral inauguré en 2017), en présence de Laurence Equilbey et d’Olivier Brault, Directeur de la Fondation Bettencourt Schueller, qu’un point a pu être fait ce mardi 10 mars sur le futur du chant choral.

Alors que le CEN (centre de ressources de l’art choral) riche des archives d’accentus (partitions créées par l’ensemble, partitions classiques travaillées par Laurence Equilbey depuis 27 ans…) s’apprête à mettre en commun ses ressources avec celles d’autres ensembles comme Les Elements, Musicatreize et Spirito, dans le cadre du déploiement des Centres Nationaux d’Art Vocal, la presse a pu suivre un petit point sur les évolutions du chant choral depuis 30 ans.
Trente ans, c’est le nombre d’années depuis lequel la Fondation Bettencourt Schueller soutient le chant choral, à travers un prix depuis 1990 et des initiatives à travers des rencontres avec un budget allant de 1 à 3 millions d’euros indispensable au maintient de cet art et de cette discipline. « Le chant choral fait du bien », explique Olivier Brault, soulignant que la Fondation le soutient dans tous ses aspects : professionnel et amateur, avec un accent pour ce dernier sur les initiatives « impactantes » (maîtrises et et formations de chefs de choeurs).

Deux fois primée par la Fondation avec son ensemble accentus, notamment en 1995, et désormais membre du jury du prix, Laurence Equilbey est une figure emblématique de la renaissance du chant choral en France depuis les années 1990. Elle a raconté ses premiers temps avec l’ensemble dans un local dans le 13e obtenu à loyer modéré avec Jacques Toubon à la mairie de Paris à une époque où «l’on bâtissait tout» et le rôle du prix dans le fait de tenir bon pour passer à la professionnalisation. Appelée par Françoise Nyssen dans la cadre du « plan choral », elle s’est retrouvée à la tête d’une mission pour développer l’art vocal professionnel en parallèle du chant dans les écoles, qui a donné lieu à un rapport remis à Franck Riester. Ce projet fait des Centres d’art vocal à vocation artistique, pédagogique et de partage de ressources les pôles d’un maillage du territoire où le grand répertoire sera à nouveau à l’honneur et où certaines formations professionnelles se trouveront en tête de file d’un mouvement plus général, incluant étudiants et amateurs : « Si on n’a pas de culture d’art vocal, aucune chance d’avoir des bons amateurs ». L’expérience du CEN, son inscription dans la politique d’Île de France et de Normandie et ses partenariats avec d’autres Centres d’art vocal en France et d’autres formations que accentus est au cœur de ce renouveau puissant de la musique chorale en France.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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