Chansons

Foé impressionne le Café de la Danse

Foé impressionne le Café de la Danse

18 octobre 2018 | PAR Yaël Hirsch

Le jeune chanteur Toulousain signé chez Tôt ou Tard, Nicolas Foé à fait vibrer son public avec talent, charisme et précision ce mercredi 17 octobre au Café de la Danse. Avec en première partie : Vianney.

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Quand l’on arrive au Café de la Danse vers 20h, ce mercredi 17 octobre, on demande s’il y a une première partie et quand Foé entre en scène. Avec un petit sourire qui en dit long à l’accueil, on nous dit : « Si j’étais vous, je ne manquerais pas la première partie, c’est une surprise ». Trois minutes et un grand cri collectif plus tard, c’est Vianney (dont Foé a assuré les premières parties), qui est seul en scène avec sa guitare. Il est hilare, bon camarade, heureux d’être là. Il parle beaucoup, nous fait chanter et nous fait même entonner les refrains de « Veronica » et « Dumbo ».

C’est lui qui ouvre le rideau derrière lui pour faire apparaître la scénographie du concert de celui pour lequel il ne tarit pas d’éloges… Nicolas Foé a décidé de symboliser sa fameuse chambre de Toulouse où il s’est enfermé pour écrire ces chansons que l’on va entendre. C’est un joli décor noir devant lequel un arsenal de claviers, de beatboxes et un batteur redoutables sont alignés. Foé lui-même entre en scène, acclamé par une salle pleine et debout. Sur un rythme toujours très travaillé et un son en fait parfaitement électro et carré au contraire de la matière volontairement brouillonne qu’affectionne le hérault revendiqué de Foé, Stromae (lire notre interview), le chanteur pose sa voix grave. Parfaitement secondé par son batteur, il fait des allers retours entre son piano et le micro posé au devant de la scène pour vivre dans toute leur émotion chacune de ses chansons.

Alors on danse (avec lui) et il essaie même de nous faire chantonner des mélopées plus orientales; on chiale carrément sur « Bouquet de pleurs » et on connait tous par cœur « Lise », cette dulcinée qui est partie pour une fille, et donc, on chante. Quelques nouveaux titres affleurent : un quatuor quasi-andalou avec deux guests et un bis juste irrésistible : la reprise du « Coup de soleil » en mode Fleurs du mal que Foé avait proposé dans la playlist Deezer de l’été. On sort du concert ému, énergisé et bluffés par cette voix nouvelle qui a déjà commencé à compter.

visuels : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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