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YIA – P/CAS, forza Italia et totale liberté pour un changement de nom

YIA – P/CAS, forza Italia et totale liberté pour un changement de nom

18 octobre 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Qui dit FIAC dit corollaire de foires. Parmi nos préférées, YIA s’installe au Carreau du Temple jusqu’au 21 octobre et change de nom. Elle devient P/CAS pour Paris Contemporary Art Show, et sans chercher, cette année, nos coups de cœur étaient italiens.

Il n’y a pas de bonne methode pour arpenter une foire. Soit vous cherchez la galerie que vous connaissez, soit, vous vous laissez emmener par le fil de vos envies. Vous l’aurez compris nous avons pris la seconde option et nous sommes restés cloués face à une croix faussement chrétienne. Au stand de Wunderkammern on est happé par un flou photographique. On s’approche et l’on découvre des silhouettes, inspirées de la renaissance italienne. Pas étonnant, les toiles peintes au pistolet et à l’acrylique sont le fait de deux frères, qui se nomment  comme un pop band : les Miaz Brothers.

Un peu plus loin, on s’approche saisis par les figures là encore pop de Homer Simpson ou Dark Vador. C’est doré, c’est bling. Et pourtant chez Art Sablon, c’est de la friture qui est mise en photo. Les oeuvres sont d’un autre italien, Mirko Credito et disent à merveille ce que la société de consommation est.  Image glam mais grasse, qui en fait peut s’avaler et disparaître.

Là, c’est encore une photo qui nous attrape. L’endroit étonne, ne ressemble pas vraiment à un stand, on se croirait plus au spectacle. Et pour cause, nous sommes au Cabaret de la performance et la photo qui nous plait, très sombre, très humide est signée de Elodie Lachaud. Dans ce lieu situé à Pigalle, les artistes sont des performeurs dont les actes sont exposés. Pendant YIA, passez-les voir, il y aura du vivant.

Et puis il faut du encore du glam, et à V&E Art, Gary Tu, artiste taïwanais étonne par son chic parisien. On fond sur un dessin de mode multimédia, à la fois peint et dessiné qui se nomme en toute simplicité Dior 008.

On finit notre tour sur une oeuvre politique, à la Galerie Bayart. Une belle acrylique sur toile de Yoann Merienne, qui peint de façon très académique mais avec une très belle modernité. Il a 30 ans et voit le monde en nuances de gris. On y voit un guerrier comme sculpté après le combat. C’est ce qui s’appelle avoir une touche.

P/CAS donc, pour montrer son aspect international, même si l’esprit de YIA est toujours là, celui d’un vent de frais sur la création.  59 galeries à parcourir, mais aussi un focus sur sur les cultures en céramiques, si enfantines de Agathe Brahami-Ferron

P/CAS du 18 au 21 octobre au Carreau du Temple

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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