Musique

CD : Everybody Knows, de The Young Gods

28 novembre 2010 | PAR La Rédaction

Ce petit pays de l’autre coté du lac Léman n’a décidément pas fini de nous impressionner. Après Ventura, trio de Lausanne qui a récemment sorti sur l’excellent label AfricanTape son album We Recruit (et également un deux titres avec David Yow, leader des Jesus Lizard),  la Suisse nous envoie un nouveau cadeau peu avant les fêtes : Everybody Knows, le nouvel album des cultissimes Young Gods, qui avaient fait en juin une apparition très remarquée au Hellfest.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce merveilleux groupe, The Young Gods s’est formé dans le milieu des années 80, autour du charismatique Franz Treichler. « Young God » est initialement le titre d’un EP des Swans (qui ont d’ailleurs sorti un très bon album récemment, My Father Will Guide Me Up a Rope to the Sky). Everybody Knows est le dixième album studio de ce groupe qui n’a de cesse de (se) réinventer.

Il est, de fait, assez difficile de faire entrer ce quatuor (le groupe s’étant élargi avec l’arrivée de Vincent Hänni) dans une seule catégorie. Autrefois précurseur du metal industriel (sans s’y confiner) mais toujours tête chercheuse, The Young Gods brasse ambient, électronique, acoustique et rock électrique élaborant une musique puissante, organique, hypnotique, qui donne sa pleine mesure en live.

Après la pause acoustique sur l’album précédent Knock on Wood, ces quatre gentlemen signent avec Everybody Knows un album électrique et expérimental sans pour autant être inaccessible.

La courte introduction « Sirius Business » (42 secondes) conduit dans le vif du sujet avec un « Blooming » émouvant, intimiste tout comme sur « Two to Tango », ballade expérimentale où la voix de Franz Treichler murmure à l’oreille à la façon d’une confidence. La maîtrise électronique du combo se met réellement à fonctionner sur « No Land’s Man », puis sur « Mr. Sunshine » et un « Miles Away » de près de dix minutes qui s’achève en apothéose « électronirique ».

Plus calme et mélodique, la seconde moitié de l’album comporte deux chansons en français : « Tenter le grillage » et « Aux anges », qui parachèvent la petite merveille qu’est ce disque.

Écoutez-le, achetez-le, offrez-le, buvez-le, mangez-le : cet album vous transportera de toute façon. A l’image de sa pochette : Renversant.

François-Xavier Delaby

NB : The Young Gods seront en concert le 7 décembre à La Maroquinerie.

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