Musique

« USA 1972 » de Ian Hunter, un « meilleur bouquin jamais écrit sur le rock » fort ennuyeux

11 mai 2011 | PAR La Rédaction

Lors de la tournée américaine de 1972 de Mott the Hoople, son leader Ian Hunter tint un journal en façon de carnet de voyage. Il y consigna sans faux semblants son quotidien de rock star avec un ton léger et humain, loin des frasques qui ont fait la légende de Led Zeppelin, par exemple. Considéré, d’après Q Magazine comme étant « sans doute le meilleur bouquin jamais écrit sur le rock », le document vient de paraître pour la première fois en français.

Le verdict de Nikki Sixx (Mötley Crue) au sujet de ce livre-document est a priori alléchant et incitatif : « Il se pourrait bien que ce livre de Ian Hunter soit le meilleur bouquin rock de tous les temps », lit-on dans la préface de Philippe Manœuvre.

Alors, qu’es aquò ? De quoi ça parle ? Hé bien Ian Hunter raconte, sans fard, le quotidien de son groupe, Mott the Hoople, qui sillonne les Etats-Unis après la sortie de son cinquième album, du nom du single-phare que leur écrivit Bowie, « All the Young Dudes ». Sur un ton badin et amical, Ian Hunter évoque les prêteurs sur gage des villes visitées par le groupe et la recherche d’instruments vintage ; il cause des vols en avion, des films qu’il y regarde ; il cause de bouffe, des groupies croisées mais jamais « consommées », les musiciens étant tous macqués… Le style, vif, très oral, rappelle tout un pan de la littérature américaine (Fante, Kerouac, Bukowski…), quoique dépourvu de vulgarité.

C’est un peu le pôle opposé à ce qu’on attend d’un bouquin sur un groupe de rock en tournée : pas de drogue, pas de sexe, pas de débauche ni de violence. So be it. Sauf que l’ordinaire d’un groupe en tournée, le regard porté par Ian Hunter sur la société américaine, les anicroches – justifiées – contre la journaille musicale, les lignes sur la bouffe de l’avion, et tant et plus, cela finit par former un ensemble dans lequel environ 90% sont parfaitement superfétatoires. Le ton est suffisamment léger, certes, pour arracher un sourire toutes les deux pages. Mais quand, au bout de 20 pages, 40 pages, 50 pages, 80 pages, puis de nouveau au bout de 120 pages il vous tombe encore et encore des mains ou bien qu’il vous prend l’envie de le feuilleter à la va-vite, vous vous dites qu’il y a sûrement mieux à lire et mieux à foutre que perdre son temps à lire ça. Puis vous le lâchez, vous passez à autre chose. Et vous vous dites que ça intéressera sans doute des gens, mais pas vous.

Ian Hunter, USA 1972, éd. Rue Fromentin, 2011

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