Fictions
« Toucher la terre ferme » de Julia Kerninon : l’enfant a dévoré la femme ?

« Toucher la terre ferme » de Julia Kerninon : l’enfant a dévoré la femme ?

19 janvier 2022 | PAR Marine Stisi

Après le succès de son dernier roman Liv Maria, l’autrice Julia Kerninon livre aux Editions de l’Iconoclaste un récit teinté de confessions intimes sur la maternité, le corps et la passion. Toucher la terre ferme vient de paraître et qu’on se le dise, ça se dévore sans prendre le temps de respirer.

 

Julia a deux enfants et un mari. Sa vie de famille, elle la vit dans la ville qui l’a vue grandir et que jadis, elle avait fuie avant d’y revenir. Rien ne présageait vraiment d’un présent si rangé, et pourtant.

Dans Toucher la terre ferme, dernier roman qui vient de paraître aux Editions de l’Iconoclaste, Julia Kerninon, qui ne cesse de penser la femme et les rôles qui sont prétendument les siens dans ses récits, questionne ces différentes étapes de vie. La naissance de son deuxième enfant fait ressurgir les souvenirs du passé, les sensations oubliés, les histoires qu’on garde caché au fond de nous malgré le temps qui passe. Si on ne naît pas femme, on ne naît certainement pas mère non plus. Le chemin de la maternité est tortueux, parfois semé d’embûches, immensément délicat. Les questions, alors, sont nombreuses.

Que faire de tout ce qui nous arrive ? Comment gérer le flux d’émotions et d’hormones ? Et surtout, où se cache-t-elle, la femme que nous étions avant ? Julia Kerninon tente de répondre à ces interrogations en déroulant, avec justesse et émotions, le fil de sa vie, convoquant la femme cachée derrière la mère, évoquant le corps, le désir, la peur. C’est très beau, très juste. Ce livre trouvera résonance en bien des poitrines, c’est une évidence. 

Toucher la terre ferme, Julia Kerninon, Editions de l’Iconoclaste, 116 pages, 15€
Date de publication : 6 janvier 2022
Visuel : ©DR

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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