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Drôles de Dames

Drôles de Dames

05 avril 2011 | PAR Pascal

 
Juste le droit de se taire

Prix à l’unité (pièce): €20.00

L’histoire émouvante d’Alex est une histoire vraie. Une histoire bouleversante qui ne laissera personne insensible, tant par sa souffrance que son parcours atypique. Alex est une femme étonnante dotée d’une capacité à rebondir. Beaucoup aurait baissé les bras devant tant d’injustices, mais pas elle. Elle, elle a continué  à se battre pour sa fille. Dans cet ouvrage, vous passerez de la colère aux larmes. Vous aurez envie de la prendre par la main, de l’aider à gagner la victoire qu’elle mérite. Mais, la vie n’est pas toujours facile…Les gens ne sont pas toujours ceux qu’on croit… La vie est faite de montagnes et de ravins, de bonheur et de tracas. Pourtant, Alex nous prouve à travers ces pages que la vie mérite d’être vécue…

Elle s’appelle Alex. On a le sentiment d’un oiseau qui prend une envergure, comme ce type de personnages venus d’une émission où la vérité se cacherait avec elle derrière le rideau. Sensation de voile « à peine déchiré ». Là, où l’homme a perdu toute humanité au risque de la schizophrénie, lui déniant toute forme de beauté elle établit sa vie par la loi. La morale agrège la beauté, celle de la vie après la survie. Un divorce, quoi de plus banal. Alex, on l’appelle. Alex écrit. Un témoignage de plus. Non, et quand bien même. Le témoin se doit d’écrire et le lecteur se doit de le lire. L’écriture semble naïve dans sa méthodologie cherchant entre les salles du palais de justice les pas de quiétude mystique. Monos, sœur sans bure tu deviens, l’élévation te guérira. L’écriture, elle, n’est en rien mystique. Elle est suisse, formelle et volontaire mais sans pénibilité, d’une fluidité journalistique, afin de mettre en évidence le Dieu/femme dans le sens de la parabole hébraïque qui veut que l’accueil, féminin, soit non seulement la révélation, mais l’accomplissement de la création, de la conscience renouvelée de l’homme. Mais le vaut-il ? Le savoir faire d’Alex ne lui coupera pas ses appendices masculins, simplement la langue vicieuse de la perversion. Le chaos demande du temps et de l’ordre nous disent les mythes, les mythomanes le refusent. Alex le crie, le vomit, le digère. Le contentieux est toujours disgracieux et de son corps frêle, mon interlocutrice tremble encore, mère courage. Homme, ce livre tu liras.


D’une vie à l’autre

Prix à l’unité (pièce): €19.50

Jusqu’au jour où le destin va s’en mêler. D’une vie à l’autre, une histoire bouleversante qui nous entraîne au cœur des sentiments. Clarisse, Émilie, deux jeunes femmes qui vont s’unir d’une manière surprenante. L’émotion nous emporte de la première à la dernière page. Il suffit parfois, de peu de chose pour que la vie bascule…D’une vie à l’autre, nous démontre que la vie n’est pas un long fleuve tranquille…

Elle s’appellle Maire-Laure Bigand. Elle jouit du statut de romancière. Marie-Laure est tout sourire. Marie laure est heureuse, et même si elle aime les croisées de chemins, elle reste plus gaie qu’un Houellebecq. Ecrire est son évasion. Imaginons un pupitre d’écolier ou une table de cuisine, voire un bureau dans une chambre. Une jeune fille, puis une jeune femme, enfin une femme écrit, écrit des destinées qui se croisent. Elle aime imaginer jusqu’à un certain point. Celui qui succède au mot fin. Voici, Marie-Laure Bigand aime que l’histoire se tienne, affamée d’images, de personnages dessinés à la psychologie complète jusque dans la langue. A lire ses romans (quatrième à paraître) elle se nourrit comme elle doit nourrir ses enfants, son rôle de mère et d’épouse, ses échappées parfaitement romanesques et simples comme un voyage qui ne comblerait que mieux une vie ordonnée. Des femmes se croisent jusqu’à prendre un bateau ivre, se saoûlant de leurs émotions qu’elles subliment et la « sage romancière » nous apporte ses ombres. On la sent capable de sagas, de familles légendaires, de nombreux personnages, voire de folie dans ses yeux rieurs. Nous l’attendons au tournant de tous ses rires.

Détestable Antigone

Prix à l’unité (pièce): €9.60

Épris de littérature et d’écriture, ils ont correspondu régulièrement par le biais d’un forum d’internautes. Ils rêvaient de se rencontrer. Lorsque la rencontre tant attendue peut enfin s’organiser dans la maison de vacances de l’une d’entre eux, elle tourne au drame dès la première nuit. La méchante langue que l’on n’attendait pas, qui a fait au groupe la désagréable surprise de sa présence, est emportée par une crise cardiaque. Loïc, auteur de romans policiers, est le seul à trouver bizarre cette soudaine disparition. Il s’engage dans une enquête qui le conduira auprès de la sœur de la défunte. Il ne ressortira pas indemne de cette aventure.

Elle s’appelle Daniele Akakpo. Après une carrière brillante de cadre administratif à l’éducation nationale, Danièle est plongée à plein temps maintenant dans l’écriture. Danièle est gaie et volubile et traque les « poisons » au sens propre comme au sens figuré . Parfois, elle les tue dès le premier chapitre, les premières pages d’une nouvelle. Le crime peut être une vengeance personnelle dont on laisse les armes aux personnages. Réalité quand tu nous tiens. On ne le dira jamais assez, la vie est un roman. Il suffit de savoir voir ou écouter, et en la matière, Danièle est douée, précise, d’une syntaxe fondamentale sans rigidité, tout en glissements de terrains, du salon à la chambre en passant par le côté cour et le côté jardin, espiègle d’une seconde jeunesse ou d’une jeunesse permanente tout simplement façon Agatha Christie. Quand l’ambiance est celle cloitrée des dix petits nègres et décrite avec toutes les clés astucieuses des bons polars, elle le met en toile de fond d’un coup de passé simple pour remettre au premier plan notre imparfait des relations humaines. Elle est surprenante derrière ses lunettes d’examinatrice. Surprenante comme son roman, prolixe et sans pli pour mieux vous réveiller. Le meurtre n’est qu’un subterfuge pour cerner la vraie vie, hors réseau, quand celui-ci est dé-tissé par la réalité. Je t’haine, moi non plus.

Ah la vie de famille ! La voir de son expérience, la modifier, l’idéaliser, en témoigner, sans essai présomptueux, pour le plaisir d’écrire et d’être honorée d’une publication, de signatures et de regards approbateurs et heureux ! Puis, s’échapper derrière leur sourire attendri vers des rivages que l’on ne soupçonnait pas, une main qui ne tremble pas et dit ce qui doit être au risque des larmes et des rires. Sentimentales nos drôles de dames ? Peut-être pas, dans leurs drôles de drames, ou pas.

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Pascal

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