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Le serment des cinq lords d’Yves Sente et André Juillard

Le serment des cinq lords d’Yves Sente et André Juillard

15 décembre 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Scénario d’Yves Sente et dessin d’André Juillard

Tandis que le professeur Mortimer est invité à Oxford pour intervenir dans un séminaire des étudiants d’Histoire, Francis Blake apprend le décès d’un de ses amis, Lord Harry Pitchwick. Sur place, cette mort lui apparaît suspecte d’autant qu’un autre lord de ses amis ne va pas tarder à décéder. Pendant ce temps, à l’Ashmolaen Museum d’Oxford, de mystérieux vols ont lieu. Les deux affaires se révèlent vite liées et vont conduire les deux détectives dans le passé de Francis Blake et sur les traces de Lawrence d’Arabie.

Yves Sente est un belge passionné de bande dessinée, il a déjà élaboré les scénarios de trois autres Blake et Mortimer: La Machination Voronov, Les Sarcophages du sixième continent et Le Sanctuaire du Gondwana. Il a également fait des reprises de deux autres séries cultes: XIII et Thorgal. Son imagination fertile ne déçoit jamais ses lecteurs.

Déjà dessinateur de La machination Voronov, André Juillard rempile avec cet album dont la qualité graphique est tout à fait remarquable. L’illustrateur a également réalisé des projets plus personnels: le Cahier bleu (prix du meilleur album à Angoûlème en 1995), Léna et Mezek.

Cet audacieux scénario mêle lieux et personnages réels à une histoire de fiction suffisamment convaincante pour que l’on puisse la penser réelle. Dans cette double énigme captivante digne d’Agatha Christie, le suspense est partout y compris là où on ne l’attend pas. Une galerie de personnages mystérieux et potentiellement suspects se déroule devant nos deux fins limiers qui auront fort à faire pour démêler le vrai du faux et protéger leurs vies, qui vont être une fois de plus menacées. Olrik, l’ennemi juré des deux détectives, n’apparaît pas dans cette enquête et c’est tant mieux puisque cela crée plus d’imprévu et de surprises au lecteur: il est souvent plus intéressant de ne pas savoir qui est le coupable…La part de texte est une nouvelle fois très importante, comme traditionnellement dans cette série, mais le contenu n’est ici pas scientifique puisqu’il est question avant tout d’histoire et d’art. Du coup, ce tome 21 est d’autant plus accessible à un très large public. Captivant d’un bout à l’autre, il passionnera tous les fans de la série et pourraient bien donner envie à ceux qui ne la connaissent pas encore de plonger tête la première dedans. Une totale réussite.

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