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« L’art d’aimer. De la séduction à la volupté », une ode à l’amour dans l’art chez les éditions Textuel

« L’art d’aimer. De la séduction à la volupté », une ode à l’amour dans l’art chez les éditions Textuel

07 août 2012 | PAR Kylhian Hildebert

L’amour dans l’art et l’art dans l’amour. Tout au long de l’histoire, les artistes n’ont cessé de représenter le sentiment amoureux, sous toutes ses formes, à toutes les époques. Deux entités a priori distinctes mais fabuleusement liées, toutes deux relevant en réalité de l’orfèvre ; d’ailleurs le poète Ovide ne nomme-t-il pas son long poème proche de l’essai L’art d’aimer ?

 

Oui sans doute il y a-t-il un art d’aimer, voire une science comme il plairait à Platon, une étude de l’amour pleine et entière. Les scientifiques explorent encore aujourd’hui le sentiment amoureux, tentent de décoder ses mécanismes, ses effets sur le cerveau, sur l’attitude, sur le moral. Toujours est-il que les artistes, souvent précurseurs, n’ont pas attendu pour s’y atteler…

Catalogue de l’exposition éponyme qui a lieu dans la ville d’Evian, au Palais Lumière du 16 juin au 23 septembre 2012, L’art d’aimer propose un voyage en 8 étapes et plus de 200 illustrations, chacune donnant à voir une représentation de l’amour, quelle qu’elle soit, aussi bien l’attraction pour l’être aimé, la promesse du mariage, le tourment ou encore la correspondance passionnée entre deux amants. Pour chacune de ces étapes qui nous conduisent inlassablement du premier regard à la rupture, les auteurs Raphaële Martin-Pigalle, Dominique Marny et Robert Rocca, montrent les évolutions sociales, historiques, culturelles qui ont donné lieu à de telles représentations. Il s’agit notamment de retrouver les mythes fondateurs de l’amour dans l’art : la Bible avec Adam et Ève ou encore Les Mille et une nuits ; en effet en allant également piocher du coté des oeuvres littéraires telles que De l’amour de Stendhal, Bérénice de Racine ou Mme de Lafayette l’ouvrage des éditions Textuel ne se fait qu’une simple compilation richement fournie mais offre une approche socio-historique de l’amour.

A travers des photographies de Pierre et Gilles ou de Man Ray, les lettres intimes de Gustave Flaubert ou d’Edith Piaf, les dessins d’Ingres, les poèmes de Paul Eluard, les sculptures de Rodin ou Giacometti et bien évidemment les peintures de François Boucher, Marc Chagall pour n’en citer que quelques-uns, les 240 pages du livre sont un véritable délice. C’est sans doute le beau-livre de cet été, le plus doucement enchanteur qui nous ramène vers les découvertes béates de l’enfance et de l’adolescence où l’on s’aventurait naïvement vers les prémices de l’amour.

On retiendra notamment la Mort d’Hyacinthe, peinture de Jean Broc débordant de sensibilité et la définition des auteurs en forme d’apophtegme “l’amour est une souffrance que l’on cultive avec volupté” qui résume admirablement bien toutes les subtilités du sentiment amoureux.

Live Report : Les Nuits Secrètes, Jour 3
Exposition DIRTY HARRY VOL.1 au 59 Rivoli
Kylhian Hildebert

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