Cinema
« Star Trek Into Darkness » : J.J. Abrams frôle le sans faute !

« Star Trek Into Darkness » : J.J. Abrams frôle le sans faute !

06 juin 2013 | PAR Juliette Hebbinckuys

 

 

Après 4 ans d’absence, J.J. Abrams revient avec un nouvel opus de la saga Star Trek. Déjà en 2009, il tentait de dépoussiérer cette série geek des années 60-70-80. Imaginé par Gene Roddenberry, l’univers de Star Trek regroupe pas moins de 4 séries TV, 11 longs métrages, ainsi que des centaines de BD, romans ou encore jeux vidéos autour d’une thématique principale : la découverte de l’espace. Difficile donc, pour le réalisateur de Super 8 ou de la série LOST, de se faire une place dans ce Space Opéra déjà bien connu du public. Pourtant, il semblerait qu’après la réussite de son premier volet, il ait décidé de se surpasser pour offrir aux fans comme aux novices un spectacle digne de ce nom.

STAR TREK INTO DARKNESS se positionne donc comme la suite logique de STAR TREK. Même si la chronologie de la vision d’Abrams n’est pas la même que celle de la série originale, il est clair que le réalisateur a souhaité malgré tout conserver ce qui fait l’essence même de la série : on retrouve ainsi Spock et ses oreille pointues, mais aussi quelques répliques cultes et des costumes très années 70. Si en 2009 on découvrait chaque personnage fraîchement sorti de l’Academy, avec des explorateurs en plein apprentissage, on les retrouve aujourd’hui face à leurs responsabilités. Après avoir été démis de ses fonctions au sein du vaisseau L’Enterprise, le capitaine Kirk se doit d’apprendre la discipline et l’humilité. Mais très vite, Starfleet se retrouve confronté à une attaque terroriste, et Kirk et son équipage sont missionnés pour retrouver et neutraliser l’homme qui veut détruire leur monde. Mais le danger est- il réellement là où on l’attend ?

Pour la première fois en 3D, ce nouvel épisode de la saga est visuellement proche de la perfection. Avec une scène d’introduction digne des plus grands James Bond, attendez-vous à en prendre plein la vue. Hallucinante, épique, majestueuse, elle vous plonge sur une planète où les extra-terrestres sont saisissants de vérité, et où les couleurs sont magnifiquement accentuées. On y retrouve aussi l’humour qui a fait le succès de la série, et le sens du rythme propre à son réalisateur. Et inutile d’être un passionné de Star Trek pour se laisser embarquer.  Les novices s’amuseront de cet univers à part, et pourront prendre un réel plaisir à admirer ce qui risque fort d’être un des meilleurs blockbusters de cette année. Car c’est là que réside aussi l’ingéniosité de J.J. Abrams : il réussit à rendre à une série un peu cheap et délaissée du grand public toutes ses lettres de noblesse. La problématique est simple et on apprend à connaitre les personnages tout au long du film.

Alors bien sur, pour les Trekkies (surnom donné aux fans inconditionnels de Star Trek), il est vrai qu’eux seuls reconnaitront les clins d’œil faits à la série, ou au contraire verront les imperfections  d’un scénario pas toujours original. Mais grâce à l’orchestration des différentes scènes d’action, et à la superbe musique de Michael Giacchino, on se laisse emporter dans 2h10 de grand spectacle. Si l’image est vraiment au centre de la réalisation, les acteurs n’en sont pas moins importants. Mention spéciale à Simon Pegg, qui interprète le rôle de Scotty. Il est la preuve vivante que l’on peut avoir un second rôle, et pourtant sortir du lot. Avec un humour très British, il amène deux ou trois moments de franche rigolade ! Si Chris Pine et Zoë Saldana font leur job et sont tout à fait cohérents dans leurs rôles, on notera malgré tout que la prestation d’un Zachary Quinto (alias Spock) est plus remarquable. Peut être grâce à sa fameuse coupe au bol et à ses sourcils épilés ? Enfin, Benedict Cumberbatch, qui incarne John Harrison, le terroriste qui veut détruire Starfleet, est un méchant comme on l’aime : ambigu, tueur de sang froid, manipulateur, mais peut être victime ? On ne vous en dira pas plus pour ne pas gâcher votre plaisir.

Alors bien sur, on aurait aimé découvrir encore d’autres planètes, pour que la magie et la beauté de la scène d’introduction soient présentes durant tout le film. Peut être aussi que les personnages se retrouvent un peu trop longtemps coincés dans l’espace, ce qui amène quelques longueurs à cet opus. Pourtant, on ressort de la projection émerveillé comme un enfant. C’est aussi ça, la magie de J.J. Abrams : on savoure son blockbuster comme on découvre une jolie pochette surprise. Intrigué, avec la peur d’être déçu, amusé aussi, et finalement heureux.

Visuels (c) : photos du film

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Juliette Hebbinckuys

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