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La série « Genera+ion » met en scène les mouvements Woke

La série « Genera+ion » met en scène les mouvements Woke

24 octobre 2021 | PAR Ilan Lévy

Disponible sur Canal +, la série américaine Génération (Genera+ion) exprime pleinement comment le monde queer, le wokisme, la théorie du genre et le racisme systémique et l’intersectionnalité modèlent l’imaginaire des scénaristes et de leurs créations.

Une série chorale

Série actuelle de 16 épisodes de 30 minutes, diffusée sur Canal + actuellement, en deux parties de 8 épisodes chacun, Génération raconte le quotidien de lycéens d’un quartier huppé aux Etats Unis, à Anaheim en Californie. La série propose successivement le point de vue de chaque jeune, dans son quotidien au lycée, dans ses interrogations essentiellement sexuelles et dans sa relation aux adultes, évidemment complètement largués. Non dénuée d’humour, quand Nathan a quelque chose dans l’oeil, Génération est l’œuvre d’un duo de scénaristes original, Zelda Barnz, 19 ans aujourd’hui et 17 ans à l’époque du premier brouillon, et son père Daniel. Elle est lesbienne, il est gay et la série met en scène des personnages gays, lesbiennes, queer, cisgenre…et tout est très mouvant.

Les personnages ne pensent qu’à ça

Chester pénètre dans son lycée, vêtu d’un crop-top, il est homosexuel (encore que ça peut changer), l’un des meilleurs de sa classe et capitaine de l’équipe de France de water polo. Pourtant, il est sous la menace de se faire renvoyer pour tenue indécente.
Le soir même, il doit rencontrer Nathan qui est amoureux de Jack, cela donnera lieu à une scène cocasse, qui est amoureux de la sœur de Nathan, Naomi avec qui il partage tout.
Pendant ce temps, Riley, dont Nathan est amoureux, vit plusieurs histoires d’amour, dont une avec Greta.
Bien entendu, leurs parents et le lycée sont très conservateurs … ou gays qui souhaitent que leur fille suive leur chemin.
Ils sont en couple, ou plutôt en trouple, couple à 3, ou bien plus encore.
Tout tourne beaucoup autour du sexe, de la découverte par les adolescents de la sexualité de manière changeante. Ils sont tous gay, queer, lesbienne, bi et souvent le tout en même temps, ce qui augure de très nombreuses scènes crues, complexes et ambiguës.

Une Amérique où les minorités sont majoritaires

La série interroge sur le contexte américain, sur la relation adultes-enfants, sur l’éducation. Les professeurs, qui ne comprennent rien ni à la théorie du genre ni au racisme systémique, semblent perdus face aux revendications identitaires et racisées des adolescents. La série est aussi une plongée dans le monde des lycées, des clubs, de leur fonctionnement, le tout assez loin de nos réalités européennes
La série Genera+ion est bien une série de générations… qui parlera peut-être plus à certaines générations.

visuel : affiche 

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Ilan Lévy

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