Cinema
Scream 4, auto-remake réussi (sortie en salles le 13 avril)

Scream 4, auto-remake réussi (sortie en salles le 13 avril)

05 avril 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

« Vous êtes mes années 90 » dit l’attachée de presse de  Sidney Prescott à Gale Weathers. Et c’est vrai…15 ans après le premier opus, le quatrième du nom sort sur les écrans le 13 avril. Ce nouveau chapitre à été écrit par Kevin Williamson , le créateur de la série et réalisé par le metteur en scène des trois premiers , Wes Craven. Sont également de retour les interprètes des rôles principaux, Neve Campbell, Courtney Cox et David Arquette. Munissez -vous de Pop-corn, préparez-vous à avoir peur, mais surtout à rire, Scream 4 est plus divertissant que prévu!

Dix ans que Sidney Prescott n’était pas revenue à Woodsboro. A l’époque elle avait été comme beaucoup, poursuivie par « ghostface » et s’en était tirée. De sa vie, elle a fait un livre à succès qu’elle vient présenter. Gale la jalouse, bloquée devant l’angoisse de la feuille blanche. Dans la ville américaine célèbre pour ses meurtres, les ados sont drogués à la série Stab, film parodique de Scream.Il y en a 7  et ils en connaissent les répliques par cœur. Dans les versions les plus récentes de « Stab » , le tueur, en toute modernité contacte ses victimes sur facebook. Pour les gamins de la bourgade, la mort est un jeu jusqu’au jour ou le fameux fantôme refait surface, de nouveau à la poursuite de la jolie brune.

Comme dans les précédentes  éditions,  l’humour et le second degré sont les fils conducteurs.  Le film insiste sur une génération d’adolescents nourris à la télé-réalité et à facebook. Ils ne veulent pas d’amis, ils veulent des fans. La seule façon de réussir leur vie est de devenir célèbre.  Se faisant, le réalisateur offre un film moins léger qu’il n’y parait, en appuyant sur les travers de l’Amérique. Kevin Williamson condamne plutôt vivement deux éléments clés de l’identité occidentale. D’abord, la course au jeunisme , ici exacerbée par la tension entre les anciens et les nouveaux, ceux qui ont déjà croisé Gosthface et les ados qui en rêvent. Ensuite, la relation ici vue comme trop forte à la virtualité. L’un des étudiants est muni d’une caméra vissée à son front avec laquelle il filme les meurtres, les envoyant en instantanée sur son blog.

Du point de vue de la pellicule, le film n’ est pas sans intérêt, il joue la carte vintage avec des images datées des années 90, des vues angoissantes sur les parkings vides et autres fenêtres laissées ouvertes…Révisez vos classiques, répondez au téléphone et amusez -vous à avoir peur!

 

 

Une semaine pour le développement durable
Laura Mare Maison d’éditions
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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