Cinema
J-1 Premier dimanche de la Mostra, premier jour au Lido pour toutelaculture

J-1 Premier dimanche de la Mostra, premier jour au Lido pour toutelaculture

02 septembre 2013 | PAR Celeste Bronzetti

1.9.2013. Toutelaculture débarque au Lido dans une matinée nuageuse de fin été : il n’y a rien de plus beau que de regarder Saint Marc sous un voile de brouillard pendant qu’on s’éloigne en vaporetto. La brume enveloppe la décadente Venise, ainsi que la petite ile du cinéma. Mais ce ne sera que pour quelques heures : vers midi le soleil commence à chauffer sur les têtes des groupies qui fixent le red carpet en attendant un vip quelconque et, un peu plus loin, sur le Grand Canal, où les bateaux bigarrés de la Regata Storica sont prêts à partir pour la régate la plus célèbre de la région.

Ce premier dimanche de la Mostra se présente bien chargé de rendez-vous et de séances à ne pas rater et c’est bien dommage que les salles ne soient pas assez grandes pour accueillir tous les visiteurs cinéphiles du Lido. Les foules devant l’entrée des salles ne sont qu’à moitié contentées : si les professionnels en costume noir et cravate rouge vous invitent gentiment à partir parce que la salle est complète, il n’y a qu’à changer de programme et essayer de se présenter au moins une heure avant le début de la séance suivante. D’ailleurs, il y a de quoi s’amuser à choisir : Miyazaki, Avranas, Coppola ne sont que quelques-uns parmi les noms à l’affiche (consultez la sélection complète).

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Pour commencer, on cède à la curiosité de tester le talent de Gia Coppola, petite fille du grand Francis et dont le nom de famille, on est tous d’accord, est une marque difficile à soutenir. A l’âge de 26 ans, Gia présente son premier film, Palo Alto, dans la sélection Orizzonti, où les nouvelles tendances et les nouveaux regards du cinéma contemporain sont dévoilés. Elle ne déçoit pas, même si on est persuadés que le chemin à parcourir est encore long. Palo Alto était d’abord le titre d’un recueil de nouvelles signé James Franco, l’écrivain, acteur, cinéaste qui est partout présent au Festival de Venise. Le film tient la route et c’est surtout grâce à la personnalité de deux adolescents protagonistes (Emma Roberts dans le rôle de April et Jack Kilmer dans celui de Teddy) représentent si bien les troubles et l’absence de toute définition de cet âge de frontière. Le sujet du film est moins une dénonciation de l’abus de drogues et alcool parmi les jeunes générations, qu’un véritable portrait  désenchanté. Les incohérences, les folies, les souffrances déchirantes d’un groupe d’adolescents qui se confrontent au monde sont montrées crûment, par éclairs. Parce qu’à l’origine du film, il y a un recueil de nouvelles et grâce à la sensibilité de la jeune Coppola, le film a un effet photographique saisissant. Le résultat est une matière fractionnée et palpitante. On a presque l’impression de voir une série : le film passionne même s’il n’y a pas de véritable narration, ni d’épisodes qui donnent un rythme au récit. Palo Alto est une suite de fragments d’adolescence pure, rude, punk-rock, où ce sont les conflits intérieurs, les silences, les regards qui donnent la mesure de la pellicule. A notre avis, il ne faut pas céder à la première impression : il ne s’agit pas d’un manque de profondeur, mais d’une sensibilité fragmentaire, intense.  On attend impatiemment la prochaine saison.

Toutelaculture sbarca sul Lido del cinema, nella cinecittà veneziana gremita di groupies e di addetti ai lavori. Il sole si fa attendere fino alle prime ore del pomeriggio, quando all’imbocco del Canal Grande sta per cominciare la famosa Regata Storica. Il programma è fitto e i nomi importanti: Avranas, Miyazaki, Coppola. Decidiamo di cominciare da quest’ultima e dal suo Palo Alto, in gara nella selezione Orizzonti: lo sguardo penetrante e disincantato della giovane regista ci colpisce, così come quello di Teddy e di April, i due protagonisti dagli occhi inquieti e profondi. Il film è una sequenza d’istantanee sui tormenti dell’adolescenza, visti dall’interno e non da una voce fuori campo che giudica l’abuso di droghe e di alcool. Se c’è qualcosa da limare, si tratta della modulazione un po’ ruvida delle diverse sequenze: anche se siamo di fronte all’adattamento di una raccolta di racconti, resta il dubbio che una certa disarticolazione sia la conseguenza dell’inesperienza della regia, più che un effetto artisticamente ricercato.  

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Celeste Bronzetti

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