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Une ouverture de neige et de couleur pour le 9e Festival du Film Européen des Arcs

Une ouverture de neige et de couleur pour le 9e Festival du Film Européen des Arcs

17 décembre 2017 | PAR Yaël Hirsch

Ce samedi 16 décembre 2017, c’est dans une station parfaitement enneigée que s’est ouverte la 9e édition du Film Européen des Arcs. Une soirée joyeuse et pleine de couleurs qui éclataient sur le blanc de la neige où l’on a pu à la fois voir un film d’ouverture à teneur historique, La Mort de Staline et danser sur le beat résolument contemporain de L’Impératrice et des Naïve New Beaters, chez Luigi, passant pour ce faire de 1600 à 1950 m d’altitude.

La soirée a commencé avec à peine une vingtaine minutes de retard sous la houlette  de Claude Duty, Président de l’association Révélations culturelles, qui organise le festival. Alors que le dress code était Mountain Chic, l’élégance des organisateurs, Frédéric Boyer et Guillaume Callop (lire notre interview en amont du Festival), ainsi que celle des jurés, présidés par la réalisatrice Céline Sciamma, était très enthousiasmante. Et l’humour était aussi au rendez-vous puisque la présidente du jury a déclaré qu’elle avait assez sympathisé avec ses collègues pour imposer désormais les après-ski en soirées à Cannes et que Michael Bensoussan alias David Boring à la scène ou Estéban à l’écran est venu présenter ses films et le concert du soir-même de son groupe, les Naive New Beaters avec une énergie assez bluffante.

Côté info, on en a appris plus sur la situation des réalisatrices, au cœur de plusieurs ateliers et des préoccupations centrales du Festival : aujourd’hui en Europe, seulement un réalisateur sur cinq est une réalisatrice. Dans la compétition officielle en tout cas, les Arcs ont assuré la parité parfaite…

Produit Gaumont, comme chaque année, le film d’ouverture s’inspirait de la Bande-Dessinée La Mort de Staline de Fabien Nury au texte et Thierry Robin (Dargaud, lire notre article). Le réalisateur écossais, Armando Iannucci, à qui l’on doit déjà le très politique et très satirique In The Loop et qui a carte blanche chez HBO pour sortir des séries à succès comme Veep, a décidé de transbahuter le théâtre cruel des barons s’agitant autour du corps mort du tyran vers l’univers très british et le comique des Monty Python. Malgré le joli minois de Olga Kurylenko en pianiste de génie remontée contre le régime, le résultat est aussi bouillonnant que troublant lorsque les clichés se succèdent et que Staline dit des gros mots avec un anglais très pincé. Le film sort en France le 21 mars 2018 et en bonus vous reconnaîtrez Steve Buscemi et Paddy Considine.

Remontés du Centre Bernard Taillefer à la station Les Arcs 1950, les cinéphiles et cinéastes ont été dispersés dans quatre restaurants pour un grand buffet local. Ensuite, c’est comme chaque année, chez Luigi que la fête continuait avec un double concert alléchant : La psychédélique et pop Impératrice avec ses quatre musiciens nous a fait planer, avant que les Naive New Beaters ne viennent mettre un désordre très rock. Côté rock, alors que Luigi était bondé, le groupe Projections officiait avec un son rock dans un autre bar de la station : les Belles Pintes. Une soirée de fête et de cinéma qui augure d’une très belle édition du Festival. Plus de Montagne et de sensations fortes : demain!

visues : YH

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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