Cinema

Nos résistances : portrait(s) de jeunesse au coeur de l’été 1944

Nos résistances : portrait(s) de jeunesse au coeur de l’été 1944

18 décembre 2010 | PAR Geraldine Pioud

« Nos résistances » dresse le portrait d’adolescents lors de l’été 1944. Derrière la violence de la seconde guerre mondiale, les amitiés tentent de survivre et la solidarité est mise à rude épreuve. L’amour aussi…

Ces jeunes garçons ne souhaitent pas uniquement être des héros de guerre. Au-delà de la résistance psychologique face à l’oppression ennemie se joue une résistance plus physique, symbole des chamboulements hormonaux qui tiraillent l’adolescence. Avant d’être guerriers, ces combattants de l’ombre nourrissent tous le souhait d’assouvir leurs désirs. Et c’est aussi à cela qu’ils doivent résister.

Difficile pour François de quitter sa petite amie. Alors qu’il s’apprête à passer la nuit avec elle, un résistant appelle à l’aide dans la rue. Le jeune homme, secouriste, espère impressionner son amoureuse en allant au maquis donner de l’aide. Sauf qu’une fois là-haut, on lui interdit de redescendre. À partir de là François va découvrir une autre facette de la guerre, et perdra par là même son insouciance.

Nos résistances ne s’attaque pas à une période facile de l’Histoire, mais en choisissant de raconter l’été 1944 du point de vue de jeunes résistants, le film se focalise sur une facette historique jusque là peu explorée. La guerre est belle et bien présente, certes, cependant elle ne fournit pas au réalisateur Romain Cogitore une « excuse » de mise en scène. Ce qui prédomine c’est avant tout les relations qui unissent les êtres humains entre eux, les non-dits et les espoirs enfouis. Dans ces paysages montagnards, la dureté du relief, avec ses bosses et ses crevasses, parle à chaque instant de leurs blessures. Le témoignage qu’offre Nos résistances est comme une histoire que pourraient nous raconter nos aïeuls, entre drame humain et poésie tragique.

Nos résistances, de Romain Cogitore, avec Michel Vuillermoz, Juliette Lamboley, François Civil, Helene Foubert
France. 1h26. Drame historique.
En salles le 5 janvier 2011

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Geraldine Pioud

3 thoughts on “Nos résistances : portrait(s) de jeunesse au coeur de l’été 1944”

Commentaire(s)

  • Babalaud

    « Le témoignage qu’offre Nos résistances est comme une histoire que pourrait nous raconter nos aïeuls, entre drame humain et poésie tragique. »
    Sur un site intitulé « toutelaculture » on pourrait s’attendre à une meilleure orthographe…ce qui donnerait : « …une histoire que pourraient nous raconter nos aïeux… »

    Ceci dit, le film est peut-être très bon !

    janvier 15, 2011 at 9 h 01 min
  • Géraldine Pioud

    Bonjour Babalaud.

    Il existe deux pluriels de sens différent pour le mot aïeul:
    – « aïeux » signifie les ancêtres
    – « aïeuls » désigne les grands parents, les grands pères (parfois les arrière grands parents).

    Pour ce qui est de la conjugaison du verbe, l’erreur est humaine n’est-ce pas?

    Bon week-end

    janvier 15, 2011 at 13 h 22 min

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