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Critique: Gambit, Les frères Cohen au scénario d’une comédie mineure pas dénuée de charme, Colin Firth loser magnifique

Critique: Gambit, Les frères Cohen au scénario d’une comédie mineure pas dénuée de charme, Colin Firth loser magnifique

07 février 2013 | PAR Gilles Herail

Les frères Cohen, Colin Firth et Cameron Diaz. Une belle affiche pour une comédie parfois paresseuse mais dont la classe et le goût du burlesque font un bien fou. Sympa.

Les Cohen font partie de ces auteurs prolifiques qui ont la cote, souvent soutenus même quand ils s’égarent Burn after Reading. Gambit, même s’il n’est pas réalisé par les deux frères appartient à ce même type de projet, en plus savoureux. Colin Firth hérite d’un rôle qui aurait pu être écrit pour George Clooney. Le choix de Firth est une excellente idée car si l’on connait déjà Clooney dans ses rôles de loosers ridicules mais classieux, on prend plaisir à redécouvrir la fibre comique de l’interprète du King’s Speech. Cameron Diaz est évidente dans un rôle de Texane très mal dégrossie mais pas dénuée de sens commun. Et puis Alan Rickman est parfait, même si trop peu présent.

Gambit est assurément démodé. Une comédie d’arnaque très traditionnelle, un remake, aux gags souvent téléphonés mais pas désagréables. La bonne nouvelle du film est le soin apporté aux échappées burlesques. Ces quelques instants de folie, où une scène et un gag sont étirés au maximum. Des grooms d’hôtel surréalistes. Un groupe de japonais inattendu. Un patron nudiste. Et surtout donc, ce Colin Firth impérial. Qui maitrise à la perfection le comique de situation absurde. Échouant lamentablement à déplacer une chaise dans un bureau pendant plusieurs minutes, à moitié dévêtu dans un hôtel de luxe. Tout en gardant son flegme. Il sauve un film très ronronnant à lui tout seul.

Gilles Herail

Gambit, un film de Michael Hoffman avec Colin Firth, Cameron Diaz et Alan Rickman, 89 minutes

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Gilles Herail

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