Galerie
« … Et l’été reviendra », exposition de Marion Charlet à la Galerie Paris Beijin

« … Et l’été reviendra », exposition de Marion Charlet à la Galerie Paris Beijin

18 décembre 2020 | PAR Pauline Lisowski

Les peintures aux couleurs douces de Marion Charlet procurent une impression de rêve et de paradis. Celles-ci offrent un moment de fête, de bonheur, tel qu’on pourrait l’imaginer dans des scénarios de films. L’artiste peint un ensemble d’architectures, entre intérieur et extérieur, face auxquelles elle s’est arrêtée durant ses voyages. Des reflets et des jeux de transparence troublent notre regard.

 

Des photographies de voyages sont ses sources qu’elle convoque pour composer ses scènes aux atmosphères entre réalité et fiction. Ces peintures convoquent un décor et nous font comme perdre nos repères par leur cadrage. La palette de Marion Charlet dirige l’ambiance, froide ou chaude de sa toile. Ces œuvres apparaissent comme de possibles images de cinéma. Ses paysages quasi hors du temps, en suspens, même s’ils ne présentent pas de corps humain semblent tout de même habités.

En parallèle de ses toiles et aquarelles, des peintures présentant des silhouettes de corps dansants incarnent une vie, des souvenirs de présences fantomatiques en ces lieux. Ces portraits hors-champs, dans un fond coloré lumineux, expriment également une vision mentale et invitent à songer à une fuite vers un ailleurs. Ses œuvres font suite à des aquarelles dans lesquelles on la voit vêtue d’une jupe aux motifs et couleurs qui rappellent celles de ces toiles. Nous pouvons ainsi créer notre propre récit entre des lieux issus de souvenirs de moments heureux et des présences humaines.

Face à ses peintures, nous plongeons dans une vision d’un Eden et nous pouvons durant un instant, penser à un lieu dans lequel la végétation est foisonnante et une architecture est dotée de somptueuses décorations, témoignage d’un certain exotisme.

Les peintures de Marion Charlet présentent plusieurs ambivalences, entre réalité et mémoire, entre vrai et faux, provoquant une perception confuse de la part du spectateur. L’artiste nous propose à la galerie Paris-Beijin un parcours à travers des représentations d’espaces à la lumière et aux couleurs chatoyantes qui semblent surgir de récits et de corps quasi transparents. Ces œuvres nous attirent tout en nous obligeant à rester à distance tels des mirages ou des trompes l’œil. Elles constituent un ensemble de souvenirs, d’images qui resurgissent. Ce qui nous ouvre vers notre propre désir de constituer une archive des endroits qui nous ont marqués et auxquels nous aimons nous rattacher. Une nostalgie d’un bonheur perdu se dévoile et nous incite à nous construire un monde à soi pour rêver.

visuels :

– Sun will come again 2020 Acrylique sur toile 146 x 114 cm © ADAGP, Paris, 2020-2021

– Still Life 2020 Aquarelle et gouache sur papier 65 x 100 cm © ADAGP, Paris, 2020-2021

-Ciao V 2020 Acrylique sur toile 100 x 80 cm © ADAGP, Paris, 2020-2021

– Cache-cache II 2020 76 x 56 cm © ADAGP, Paris, 2020-2021

Les Eclatantes illuminent la Cité des sciences et de l’industrie
« Quo Vadis Aida ? » de Jasmila Žbani? remporte la flèche de Cristal des Arcs Films Festival 2020
Pauline Lisowski

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture