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Les images sonores de -MMM- à la Philharmonie

Les images sonores de -MMM- à la Philharmonie

04 octobre 2016 | PAR Camille Bardin

Du 4 octobre au 29 janvier prochain, la Philharmonie de Paris présente l’exposition -MMM-. Une collaboration étonnante entre le compositeur et musicien Matthieu Chedid et Martin Parr photographe britannique à l’univers coloré.

Associer musique et photographie dans une même exposition, là est l’objectif de la Philharmonie de Paris pour sa saison 2017. Grande première donc pour la Cité de la Musique avec des invités de marque : Matthieu Chedid et Martin Parr. Deux géants dans leur genre respectif qui présentent une retrospective commune inattendue.

Véritable expérience sensorielle, -MMM- propose un parcours musical ponctué de photographies de Martin Parr. Au gré de vos pérégrinations découvrez, à l’image des Je me souviens de Georges Perec, des suites de photographies toutes liées par le même thème sur lesquelles Matthieu Chedid a composé 9 pistes sonores. En observant les différentes suites d’images on découvre des bruitages expérimentaux. Des sons isolés aux influences multiples qui invitent à la contemplation. Prenez du recul sur l’ensemble de l’exposition et l’harmonie s’impose. Les sons s’emboitent et deviennent une bande. Pour compléter cette expérience, on s’allonge sur les podiums, vibrant aux rythmes de la basse ou des percussions, spécialement conçus pour l’exposition.

Rentrer dans cette salle de la Cité de la Musique c’est donc s’aviser d’une expérience sensorielle complète. Découvrir l’univers de Martin Parr sur une bande son décomposée de Matthieu Chedid en pénétrant dans les abimes sensoriels des instruments. Si musicalement cette exposition est complète, les amateurs de photographies risquent d’être déçus. Car si on découvre de façon assez complète l’univers de Martin Parr, ce n’est qu’à travers des diaporamas de ses photographies. Noyés dans ce flux rapide et permanent d’images, la contemplation est scabreuse. On décèle simplement la satire de Martin Parr sans avoir la possibilité de s’attarder sur ses oeuvres.

En 2017, la Philharmonie de Paris brise les codes de l’exposition traditionnelle en mêlant expérience sonore et visuelle. Des déambulations sensorielles qui nous tardent de découvrir, si l’idée n’est pas d’ajouter un genre au détriment du premier.

Visuel : DR

Infos pratiques

Musée National Gustave Moreau
Opéra National du Rhin
Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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