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« Basquiat : The Unknown Notebooks » au Brooklyn Museum

« Basquiat : The Unknown Notebooks » au Brooklyn Museum

10 mars 2015 | PAR Constance Delamarre

Jean-Michel Basquiat avait déjà été exposé au Brooklyn Museum il y a dix ans. Cette nouvelle exposition exceptionnelle et inédite de l’enfant du pays, du 3 avril au 23 août 2015, nous dévoile ses carnets de croquis, presque tombés dans l’oubli.

Créés entre 1980 et 1987, ces huit carnets de notes de Jean-Michel Basquiat révéleront une part d’intimité de l’artiste. Quelques textes poétiques, des dessins griffonnés et des observations de la vie, à travers les thèmes de la culture populaire, des classes sociales et tout simplement de l’humanité – comme nous le précise l’article de l’Art Media Agency datant du 3 mars. Le commissaire de l’exposition, Dieter Buchhart, confie d’ailleurs à Aurore Perchet dans une interview sur Paris New-York TV, que Basquiat était un humaniste: « il a beaucoup œuvré contre le racisme. Chacun peut se réapproprier son art. Il est plus que jamais d’actualité. »

Né à New-York en 1960 d’une mère d’origine portoricaine et d’un père haïtien, Basquiat commence par le graffiti dans les rues de Manhattan, à la même époque où Keith Haring peint ses Radiant Babies sur les murs. Après avoir joué son propre rôle dans un film, participé à une exposition collective et être paru dans un article élogieux, Basquiat gagne en notoriété. En 1981, il réalise sa première exposition personnelle dans une galerie new-yorkaise, et participe deux ans plus tard à la Biennale du Whitney Museum of American Art, faisant de lui le plus jeune artiste à y exposer.

Contemporain de Keith Haring et Andy Warhol, Basquiat mêle le graffiti, la peinture, le dessin, le collage, l’écriture, dans des univers aussi bien figuratifs qu’imagés par de multiples superpositions. Les thèmes qui ressortent de son oeuvre proviennent de sa propre histoire, comme la vie dans la rue ou son origine afro-américaine, et évoquent autant de naïveté que de violence. Par son style unique et multipliant les formes, les matières, les techniques, il est le premier artiste afro-américain à avoir un tel succès dans l’art contemporain d’avant-garde. Il est reconnu aujourd’hui comme un des pionniers de la lignée underground. Disparu trop tôt à l’âge de 27 ans, Basquiat laisse derrière lui de nombreux tableaux et dessins, dont ceux que nous pourrons découvrir pour la première fois au Brooklyn Musuem dès le 3 avril.

Visuels © 1llustr4t0r.com / ario_ / Frank Grießhammer

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