Arts

Art Basel, la foire d’art contemporain ouvre ses portes du 15 au 19 juin

Art Basel, la foire d’art contemporain ouvre ses portes du 15 au 19 juin

15 juin 2011 | PAR Yaël Hirsch

Art Basel est la plus grande foire d’Art contemporain d’Europe. Pour cette 42 e édition, 99 % des exposants de l’an dernier (voir notre critique) ont a nouveau présenter leur candidature pour exposer leurs artistes des 20e et 21e siècles. En tout, 300 galeries venues de 35 pays montrent les œuvres de 2 500 artistes dans les deux halls d’exposition de la capitale culturelle suisse. Toutelaculture était au vernissage hier et vous rend compte de l’atmosphère et des highlights de ce rendez-vous européen des galeristes, collectionneurs, artistes et amateurs d’art.

11h du matin, veille de l’ouverture d’Art Basel au public. Une foule d’amateurs d’art, de galeristes et de collectionneur se presse aux portes de la plus grande foire d’Art contemporain d’Europe. Comme chaque année, la foire se répartit entre le Hall 2 où sont regroupés les stands des galeries et le Hall 1, qui met en exergue les installations de « Art Unlimited » et les découvertes de « Art Statements ».

Dans le Hall 2, l’on peut noter un rapprochement entre le rez-de chaussée, traditionnellement plus concentré sur le 20e siècle et offrant des œuvres muséales, et le premier étage, où la création plus contemporaine est mise en exergue. L’on retrouve en effet de nombreux artistes aux deux étages : les installations pharmaceutiques de Damian Hirst ou les tissages de Kounellis font désormais partie des « classiques » de l’art contemporain. Ce resserrement entre les deux étages est également dû au fait que certaines galeries comme Lelong sont présentes sur les deux niveaux. Par ailleurs, certains artistes exposés eu Hall 2 par les galeries proposent également des installations importantes dans le Hall 1, dans le cadre de « Art Unlimited ».

Au rez-de chaussée du Hall 2, l’effet musée est bien sûr au rendez-vous, avec les Bacon à couper le souffle de Marlborough, les Botero, Leger et Miro de la galerie Gmurzynska, les Dubuffet et les Albers de la galerie Waddington Custot, les Miro et les Picasso de la galerie Helly Nahmad, les Miro et les Hartung de la galerie Hopkins, les De Kooning et les Fontana de chez L&M, et Barcelo et Klee de Krugier. Nos trois préférés : le stand éblouissant de Marlborough, les Penone et Kounellis de Christian Stein, et le monumental « Holy Roman Empire through Checkpoint Charlie » de James Rosenkist (1994) chez Richard L. Feigen (voir ci-contre).

Au premier étage, l’on note une présence importante des œuvres sur papier, avec l’accueil dès l’entrée par les galeries Cristea et Pace Print. Et encore plus volontiers si le papier est old style et brunâtre. Autre grande tendance de ce Art Basel 2011 : les messages, mais ni néons, ni taggés, plutôt inscrit sur des stèles, en mode funéraire, comme dans les œuvres de Jonathan Monk présentées chez Lisson. Quelques vidéos sont projetés dans cet étage d’avant-garde. Certains artistes sont omniprésents : Anish Kapoor (également à l’origine d’une des installations dans le Hall 1 + voir notre critique de Monumenta), le photographe britannique, prix Turner 2007, Mark Wallinger, ainsi que les dessins du belge Luc Tuymans. Et nos trois chouchous sont : les corps de métiers loufoques dessinés par l’indien Atul Doduya chez Nature Morte (voir photo), les photos 1980 floues du réalisateur culte Chris Marker chez Peter Blum, et l’hommage to BAS réunissant Douglas Gordon, Jonathan Monk, Mircea Cantor, Claire Fontaine et bien d’autres à la Dvir Gallery.

 

Dans le Hall 1, comme chaque année, la création est à l’honneur puisqu’il s’agit d’œuvres à voir et non à acheter. D’abord les 26 artistes portés par des galeries émergentes dans le cadre d’Art Statements. Puis la rencontre entre des artistes de la trempe de Robert Rauschenberg (superbe fresque!), Daniel Buren, Mona Hatoum, Anish Kapoor (voir ci-contre) et Dan Flavin avec des artistes émergents comme Jacob Kassay, Sarah Morris, Medical Hermeneutics, ou encore  Hannah Wilke. En tout : plus de cinquante installations monumentale. Notre préférée : Le film  « Sea of Tranquility » (2010) de Hans Op de Beeck, qui nous embarque pendant 29 minutes et 50 secondes dans le bateau noir sous un ciel nocturne et humide. Des clichés tirés du film sont visibles et disponibles à l’achat dans le Hall 2.

En Hall 5, les fanas de design trouveront leur bonheur avec Design Basel/Miami.

Alors que, riche de  ses musées (dont la superbe Fondation Beyeler et le Kunsthitorisches Museum – voir notre article sur Serrat et Brancusi)  la ville de Bâle vit au rythme de l’art contemporain pendant la foire, Art Basel, ce sont  aussi des parcours organisés dans la ville, des projections de films qui commencent par une avant-première en 3D du très attendu « The Cave of forgotten dreams » de Werner Herzog ( tout le programme de Art Film, ici), et aussi des rencontres, des débats et des signatures de livres d’art (Art Salon).

Enfin, pour vous repérer dans les méandres de la 42e édition de Art Basel, la foire propose gracieusement de télécharger des appli i-phone, i-pad, android et blackberry : il seront de très bons guides.

Infos pratiques

I Culture, le programme culturel de la présidence polonaise de l’UE débarque à Paris
Le Crépuscule des dieux à l’Opéra Bastille : embrasement musical et pétard mouillé théâtral
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *