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Série d’initiatives culturelles en milieu « essentiel » : la culture se révolte !

Série d’initiatives culturelles en milieu « essentiel » : la culture se révolte !

17 décembre 2020 | PAR Mahaut Adam

Cette semaine, le monde de la culture se révolte, et il y a de quoi ! Toujours pas de réouverture au programme du gouvernement, qui juge la culture « non essentielle », par rapport aux supermarchés ou aux lieux de culte. Certains acteurs culturels décident alors d’entrer en résistance et d’offrir leur art gratuitement, dans la rue ou dans les lieux dits « essentiels ».

Jacques Weber et François Morel jouent à la belle étoile pour protester contre la fermeture des salles

Mardi soir, le soir de la manifestation de Bastille, les deux comédiens Jacques Weber et François Morel ont joués des textes de Victor Hugo et de Gustave Flaubert, peu avant le couvre-feu, sur une place du XVIIIe arrondissement de Paris, devant le Théâtre de l’Atelier. Là, ils ont manifesté contre la décision du gouvernement de ne pas rouvrir les lieux de la culture face à la pandémie. Présent lors de la manifestation, l’humoriste Christophe Alévêque s’est dit prêt lui aussi à jouer dehors. « On est en train de crever », a-t-il déclaré surBFMTV.

Le violoniste Renaud Capuçon a joué dans un supermarché

Le violoniste Renaud Capuçon a lui aussi joué ce même jour, mardi 15 décembre, dans un magasin Carrefour de Chambéry, en Savoie. Il a posté sa performance de huit minutes en direct, en vidéo sur Twitter. Véritable concert de musique classique offert aux clients du magasin, le musicien a choisi de jouer des pièces de Bach, La Méditation de Thaïs de Jules Massenet et La Mélodie à Orphée de Gluck.

A Pau, les musiciens d’un orchestre jouent dans les transports en commun

La semaine dernière, les passagers des lignes Fébus et T2 ont pu voyager en musique grâce aux concerts donnés dans le bus par les violonistes de l’orchestre de Pau Pays de Béarn, pendant les heures de faible affluence. Un bien beau cadeau de Noël à ce monde privé de culture…

             

Le cinéma Lux de Caen organise une projection dans l’église du Saint-Sauveur

Ce mardi, le cinéma Lux de Caen s’est associé à l’église du Saint-Sauveur pour installer une salle de cinéma de fortune dans le lieu de culte, projetant le film Michel-Ange d’Andrey Konchalovsky, avec 30 personnes maximum dans la salle. L’équipe du cinéma a déclaré à propos de cet acte militant : « En décidant de ne pas rouvrir les théâtres, cinémas et musées, et en donnant la priorité aux commerces – et aux lieux de culte –, le gouvernement offre la preuve de son dédain pour le secteur culturel qu’il tient artificiellement en vie à coup de perfusions financières et, en fragilisant les pratiques culturelles futures, maintient durablement dans un état végétatif. ».

Le cinéma Le Concorde fait une projection sauvage sur sa façade

Ce mercredi 16 décembre, à la Roche sur Yon, le cinéma Le Concorde décide aussi de projeter les films de Jean-Luc Godard, Je vous salue Sarajevo, Pourquoi de Nadav Lapid, La France contre les robots de Jean-Maris Straub et Bébé colère de Caroline Poggi et Jonathan Vinel. C’est sous la pluie et dans le froid que les passants ont pu regarder ces films cultes. Un acte de résistance et de révolte qui n’a d’autre revendication que de demander la réouverture des salles de cinéma…

Visuel : © façade Olympia « Pas essentiel »

Slogans : les meilleures pancartes de la manifestation pour « sauver la culture »
Agenda des expos du 17 décembre
Mahaut Adam

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