Politique culturelle
Une biographie sur Lou Reed révèle qu’il était raciste, misogyne et violent

Une biographie sur Lou Reed révèle qu’il était raciste, misogyne et violent

20 octobre 2015 | PAR Kalindi Ramphul

La biographie de l’icône rock’n roll, Lou Reed, a fait scandale. C’est l’écrivain Howard Sounes, connu pour ses ouvrages sur Paul McCartney, Amy Winehouse ou encore Bob Dylan qui est l’auteur de l’ouvrage outrageux. Selon lui, le chanteur fétiche de toute une génération était raciste, antisémite, misogyne et violent. Un mythe s’effondre. 

Le chanteur des Velvet Underground, célébrissime groupe de rock, ne serait pas un enfant de coeur, loin de là, même. C’est du moins ce que révèle Howard Sounes, écrivain redouté par tout le star système, dans un livre relatant la vie du chanteur, qui devrait voir le jour le 22 octobre. Si l’ouvrage n’est pas encore sorti, il déchaîne déjà les passions. Et pour cause, plusieurs journaux, dont les inrocks, parlent d’un livre assassin, venant mettre un terme au mythe d’un Lou Reed au sex-appeal démesuré. En effet, quoi de moins sexy qu’une idole raciste, antisémite et misogyne ?

Notes from the Velvet Underground: The Life of Lou Reed, relate la vie d’une star manifestement accroc à l’alcool et à la drogue et qui aurait tenu des propos antisémites, notamment à l’égard de Bob Dylan. Donna Sommers en aurait également pris pour son grade. En cause ? Sa couleur de peau. Cette biographie est le travail de plusieurs années de recherche. L’auteur aurait collecté plus de 140 témoignages des proches du chanteur : ses anciennes compagnes, ses amis, ses amants (il était bisexuel) et même sa famille. Tous avaient un avis très tranché sur le chanteur : «Le mot qui revenait le plus souvent était connard, raconte Howard Sounes au journal américain. Ses petites amies le traitaient de connard, ceux qui étaient étudiants à ses côtés le traitaient de connard, ses propres partenaires de groupe le traitaient de connard…».

Sa première femme, Betty Kronstad, livre même un témoignage révoltant : «Il voulait, par exemple, vous épingler contre le mur, vous battre, vous frapper, vous secouer… Une fois même il m’a mis un œil au beurre noir», raconte-t-elle dans le livre.

Visuels : ©DR

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