Politique culturelle
Nadine Morano maintient ses propos

Nadine Morano maintient ses propos

30 septembre 2015 | PAR Kalindi Ramphul

Si Nadine Morano a franchi le seuil de la honte samedi soir sur le plateau de la célèbre émission On est pas couché en déclarant que « la France était un pays de race blanche « , elle a, ce matin, déclaré camper sur ses positions. L’ancienne ministre maintient ses propos et ne compte absolument pas s’effacer de la course aux régionales. Toute La Culture vous relate les faits. 

L’Euro-députée républicaine, qui se revendique gaulliste, a franchi le point de non-retour samedi dernier, sur le plateau de l’émission culte On est pas couché. L’ancienne ministre a déclaré que « Pour qu’il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c’est-à-dire sa majorité culturelle. Nous sommes un pays judéo-chrétien – le général de Gaulle le disait –, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères. J’ai envie que la France reste la France. Je n’ai pas envie que la France devienne musulmane ». Des propos qui ont choqué l’auditoire et, avec lui, la France entière.

De telles déclarations pourraient la mettre définitivement hors jeu de la course aux régionales. Philipe Richert, président du conseil régional d’Alsace et ancien ministre chargé des Collectivités territoriales du gouvernement Fillon, a même demandé aux instances nationales de lui infliger une bonne leçon en lui retirant son investiture.

La France entière semble lui tourner le dos et, pourtant, l’ancienne ministre maintient ses propos. Elle a déclaré ce matin, sur le plateau d’ Europe1 :  « Évidemment que je maintiens mes propos! Que l’on me crucifie pour avoir cité les propos de De Gaulle en me disant que ce sont des écrits anciens. Alors pourquoi cite-on la convention de Genève 1951 sur le statut des réfugiés ? Pourquoi cite-t-on la loi sur la laïcité qui date de 1905« . A l’évocation d’une éventuelle sanction tenue à son égard, Madame Morano s’insurge : « Mais au nom de quoi ? De quels statuts ? Le chef de file n’est pas un maître d’école, il n’est pas là pour me donner des leçons de gaullisme ». L’Euro-députée n’a manifestement tenu aucun enseignement de la leçon qui lui a été donnée, et finira probablement par payer le prix de ces débordements à répétition.

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Kalindi Ramphul

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