Politique culturelle

Léonora Miano reçoit le Prix Seligmann 2012 contre le racisme

Léonora Miano reçoit le Prix Seligmann 2012 contre le racisme

25 octobre 2012 | PAR Charlotte Bonnasse

Le premier ouvrage de Léonora Miano à verser dans l’art de scène, Ecrits pour la Parole (2012, L’Arche Editeur), vient d’être couronné du Prix Seligmann, qui récompense annuellement une création écrite consacrée à la lutte contre le racisme.

En souvenir des combats menés par Françoise et François-Gérard Seligmann contre le nazisme et contre l’intolérance et l’injustice au cours de la guerre d’Algérie, le prix s’inscrit dans les mêmes objectifs que la Fondation Seligmann : participer au combat pour la victoire de la raison et de la tolérance en s’attaquant aux sources du racisme : fondamentalismes religieux, colonialisme, discriminations fondées sur la race, la nationalité, la religion ou le sexe.

Ces thèmes sont abordés par Léonora Miano de façon singulière, en portant à la scène des voix qui n’ont pas l’habitude de parler habituellement. Ils parlent pour eux-mêmes, expliquent, crient, protestent, de là où ils sont et avec la seule arme qu’ils ont, la voix. Une multitude française, noire, à laquelle chacun prend part avec une sensibilité et une histoire toute personnelle, en se posant des questions : qu’est-ce que la communauté à laquelle j’appartiens? Comment construit-on son individualité quand on est en situation de minorité? Comment s’inscrit-on avec lucidité dans un espace donné tout en chérissant d’autres appartenances? Plongée dans un petit tourbillonnement afro-européen, qui nous emmène dans l’intimité d’une communauté, avec ses questionnements et sa diversité, de manière fondamentalement anti-violente.

Léonora Miano succède ainsi à Gilles Manceron, Paulette et Marcel Peju pour Le 17 octobre des Algériens suivi de La triple occultation d’un massacre (voir notre article sur la commémoration du 17 octobre), qui partageait le prix avec Laetitia Bucaille, Le Pardon et la Rancoeur. Algérie / France, Afrique du Sud : peut-on enterrer la guerre?

visuel Arche-Editeur

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Charlotte Bonnasse

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