Politique culturelle
La Grèce réclame les frises de son Parthénon

La Grèce réclame les frises de son Parthénon

09 octobre 2014 | PAR Fanny Bernardon

Détenue par le British Museum depuis le XIXème siècle, la frise du Parthénon date du Vème sicèle avant J-C, on l’attribue au sculpteur  Phidias. Sortie in extremis par l’Union Européenne de la crise économique qui la menaçait, la Grèce réclame aujourd’hui de récupérer ce qui lui appartient. 

Athènes, sous domination ottomane depuis le XIVème siècle, se soulève en 1821 pour regagner son autonomie dans ce que les historiens ont appelé la Révolution Grecque . Cette guerre d’indépendance est alors soutenue par de grandes puissances telles que la Russie, la France et le Royaume-Uni. Et c’est justement à cette époque que l’ambassadeur britannique Lord Elgin récupère la frise du Parthénon, laissée à l’abandon, jusqu’en Angleterre.  En 1816, elle est cédée au célèbre British Museum, à Londres.

Aujourd’hui l’Unesco, la Grèce et le président du musée de l’Acropole parlent d’une seule et même voix et réclament que les morceaux de frise récupérés au XIXème siècle reviennent enfin à leur pays d’origine.

Ce n’est pas la première fois que la Grèce essaye de récupérer ce morceau de son histoire. En 1983, la ministre de la Culture Melina Mercouri interpellait déjà le British Museum sur sa volonté de voir les morceaux de la frise restitués à la Grèce. Elle n’avait alors pas pu obtenir satisfaction.

Aujourd’hui, fort du soutien de l’Unesco et, entre autres de l’acteur George Clooney, la Grèce revendique de nouveau cette partie de son patrimoine historique et entend bien obtenir gain de cause. Jusqu’ici le British Museum répondait à ces réclamations en expliquant l’incapacité d’accueil, de préservation et de conservation des musées grecs d’un tel chef d’oeuvre.

Actuellement, la Grèce se relève doucement de la dramatique crise économique qui avait mis en danger toutes les structures et couches sociales du pays. A l’époque, de grands états avaient convoité le rachat des sites historiques grecs qui rassemblent chaque année des millions de visiteurs. Les temps semblent avoir changé et le président du musée de l’Acropole déclare : «Le British Museum et la Grande-Bretagne prétendaient jusque-là que la Grèce n’était pas capable d’entretenir les marbres et de les agencer correctement. Cette démonstration ne tient plus. Nous avons un musée tout neuf avec une vue idéale sur le site originel.»

 

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