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Mary Wilson, une voix des Supremes s’éteint

Mary Wilson, une voix des Supremes s’éteint

11 février 2021 | PAR Lise Ripoche

Au sein du trio historique des Supremes, Mary Wilson avait la voix et le caractère. Elle est décédée à l’âge de 76 ans le 8 février 2021 dans sa maison de Las Vegas.

 

Du berceau du blues aux racines de la soul

Née dans une famille modeste dans le berceau du blues à Greenville, elle grandi à Detroit ville de la soul sous l’influence grandissant de la maison de disques Motown de Berry Gordy. De concours de chant de son école aux choeurs, Mary Wilson attend longtemps le succès, jusqu’à obtenir d’être auditionnée par Berry Gordy. Celui-ci forme The Supremes et façonne pour Florence Ballard, Mary Wilson et Diana Ross cette image de glamour léger, de féminin pailleté qui chantent l’amour sous toutes ses formes. 

Les Supremes dominèrent les hits américains de 1964 à 1969, marquant l’âge d’or de la maison de disques Motown. Douze de leurs titres ont été premiers des hits à cette période: Where did our love go, You can’t hurry love,Baby Love, You keep me Hangin’On. Alors que le Civil Rights est signé en 1964, actant légalement la fin des discriminations raciales The Supremes parviennent rapidement à séduire toute la jeunesse. 

 

Une voix à part entière

Des trois, Mary Wilson était sans doute la plus discrète, relativement éclipsée par la présence de Diana Ross, placée par Motown sous le feu des projecteurs. Le fondateur de Motown, Berry Gordy lui a pourtant rendu hommage, la qualifiant de « vedette à part entière ». Lorsqu’on l’interrogeait sur une possible réunion du groupe, elle répondait « ça dépend de Diana » puis rapidement balayait la question avec insouciance: «  Mais je ne pense pas qu’elle le veuille. Alors, je continue ma vie. Je vois ça comme ça, surtout avec cette pandémie : qui sait quand la fin viendra ? Et à 76 ans et demi, je ne vais pas rester assise à attendre quelque chose. Comme disait ma mère, on ne pleure pas sur du lait renversé. J’ai trop de choses à vivre pour le moment, trop de raisons d’être heureuse pour m’en soucier. » disait-elle en ce début d’année au Hollywood Reporter.

 The Supremes fait partie de ces groupes qui ont réussi à marquer une époque sans s’y laisser oublier. The Supremes ce sont des titres qu’on met encore pour danser tout seul chez soi, dont on connaît les paroles par coeur. On les chante pour soi ou face à face avec quelqu’un au moment d’une vraie-fausse déclaration d’amour. 

 

 

crédit visuel: couverture de Baby Love

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