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La Gaîté Lyrique veut trouver un nouveau souffle

La Gaîté Lyrique veut trouver un nouveau souffle

22 décembre 2016 | PAR Léa Sanchez

Marc Dondey a pris ses fonctions à la tête de la Gaîté Lyrique en août. Il vient de présenter la programmation qu’il a conçue pour l’année 2017. Quelles transformations veut-il apporter à ce lieu qui, depuis son ouverture en 2011, s’est emparé de la question numérique dans un esprit pluridisciplinaire ? Toute la Culture vous dresse le portrait de la « nouvelle » Gaîté Lyrique.

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Les Lanceurs d’alerte. C’est le thème du grand format qu’accueillera la Gaîté Lyrique dès le mois de janvier. Il combinera installations, concerts, spectacles, projections, conférences et débats. Une programmation variée que l’on retrouve dans l’autre grand-format prévu de fin février à fin mai, « Aéroports / Villes-Mondes ». Le projet s’intéresse aux aéroports comme des lieux de passage métaphores de nos sociétés globalisées, basées sur des logiques de flux. De quoi en faire un lieu « aux aguets du monde et de ses mutations » mais surtout de quoi essayer d’ouvrir davantage le cercle du public de la Gaîté Lyrique.

Ouvrir et diversifier

Car amener une plus grande ouverture, c’est l’une des ambitions de l’équipe de la Gaîté Lyrique. Lors de l’entrée en fonction de la nouvelle direction, au mois d’août, le premier adjoint chargé de la culture à la mairie de Paris, Bruno Julliard, avait expliqué souhaiter que la Gaîté Lyrique entre dans une deuxième étape et aille à la rencontre de nouveaux publics, tout en gardant le public « jeune, branché, hipster » actuel.

Si la programmation constitue « la première brique de ce grand chantier », selon le nouveau directeur Marc Dondey, la Gaîté Lyrique table également sur le numérique pour élargir et diversifier son public. En 2017, il poursuivra son programme « Capitaine futur » orienté vers les enfants et les familles. Différents jeux, ateliers et formations sont également au programme. La Gaîté Lyrique développe par exemple, en partenariat avec Bibliothèques sans frontières, un atelier d’initiation à la programmation informatique à destination de tous les publics.

Pour transformer la Gaîté Lyrique en « un espace de dialogue, d’apprentissage actif et de débat ouvert à tous », Marc Dondey compte aussi sur de nouveaux aménagements du bâtiment, destinés à le rendre plus accueillant. Le rez-de-chaussée se veut convivial, comme un « prolongement de l’espace urbain ». Le premier étage sera quant à lui consacré à la « transmission », avec des espaces d’expérimentation et de rencontre. La grande salle du deuxième étage, elle, « va s’ouvrir à des pratiques artistiques pluridisciplinaires » et des programmes de formation seront développés au quatrième étage. Enfin, les trois derniers niveaux du bâtiment, équipés de studios de travail, d’enregistrement et de répétition sont repensés comme des espaces de projets, mais aussi de résidences artistiques.

La mise en réseau comme « clé » des transformations de la Gaîté Lyrique

L’ouverture de la Gaîté Lyrique passe également par un volet partenarial et par une mise en réseau allant du niveau local au niveau international. Marc Dondey souhaite notamment développer les résidences artistiques grâce à un partenaire québécois. Il s’agit de la Société des Arts Technologiques de Montréal, dont la présidente Monique Savoie fait partie du trio fondateur (avec Marc Dondey et Jean-Dominique Segondi) de la Société d’Exploitation de la Gaité Lyrique (SEGL), à laquelle la Ville de Paris a confié la Gaîté Lyrique de cette année jusqu’en 2022.

La structure se veut un lieu « où se repensent les modes de financement de la culture et les logiques de partenariats entre public et privé ». Pour Marc Dondey, « l’invention d’un nouveau modèle économique partenarial », c’est même la clé des transformations impulsées pour faire de la Gaîté Lyrique une « institution culturelle, oui, mais pas comme les autres ».

Visuel : Façade © MANUELLE GAUTRAND ARCHITECTURE – PHOTO VINCENT FILLON

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Léa Sanchez

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