« Max Gericke », travestie, dévastée, mais disserte: du théâtre âpre comme une froide vérité

19 janvier 2018 Par
Mathieu Dochtermann
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Jean-Louis Heckel de La Nef reprend, jusqu’au 29 janvier au Théâtre de La Girandole, sa mise en scène de Max Gericke ou pareille au même de Manfred Karge. Un monologue épique et pathétique à la fois, porté par Hélène Viaux, qui est d’autant plus forte qu’elle use de toutes les fêlures pour construire son personnage, à peine encore debout au milieu du champ de ruines qu’est sa vie. Mise en scène subtile, accompagnement musical aussi virtuose que discret, au service d’un texte aux échos modernes: quand les guerres, celles des entreprises et celles des militaires, broient les ouvriers jusqu’à les exproprier de leur corps. A voir.