Un dernier pour la route… troisième et dernier jour du Pitchfork Festival [live report du 4 novembre]

5 novembre 2017 Par
Vincent Fournout
| 0 commentaires

Ambiance dancefloor géant au Pitchfork Paris pour ce dernier jour où nombreux sont ceux qui passeront la nuit à suer…

La soirée a bien démarré avec notamment le londonien Loyle Carner qui nous a rappelé que la jeunesse anglaise fuck le brexit. Son rap doux, chaud et fluide a su immédiatement électriser la salle et a constitué une excellente mise en condition des corps pour accueillir aimablement le très inclassable Jacques et révélation de la soirée… Bandes velcros qui scratchent, balles qui rebondissent, glou glou d’aquarium, incantations psalmodiées, tout est réalisé en prise directe puis samplé et savamment  remixé pour construire une expérience auditive art-brut-concrète  qui a fait vibrer la salle à l’unisson.

On a ensuite poliment écouté Badbadnotgood quartet originaire de Toronto et son jazz fusion futuriste capable paraît-il de mettre le public en transe. Ce soir la transe nous a semblé très cérébrale. Nous avons donc attendu Princess Nokia dont la fosse s’est remplie bien avant la fin de Badbadbadnotgood. La jeune rappeuse féministe afro-portoricaine, au nom venant de son téléphone Nokia instrument de travail quand elle dealait de la weed à New-York a créé une ambiance moite et molle entrecoupée de ses hurlements rageurs.

La séquence rap de la soirée s’est terminée et la fête électro pouvait ensuite vraiment commencer avec en transition The Blaze au son sophistiqué un peu spliff and spleen pouvant d’ailleurs rappeler PNL, puis Bicep duo de bloggers electros pointus (« Feel My Bicep ») d’Irlande du Nord suivis notamment de The Black Madonna « reine de la house mondiale » au titre non usurpé.

Pitchfork s’est terminé, fidèle à son positionnement éclectique et plus que jamais excellent organisateur de party à l’ambiance sereine et festive à la fois.