La playlist qui fait scintiller l’automne

5 novembre 2017 Par
Antoine Couder
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Cette semaine, le retour de Siriusmo et de Black rebel motorcycle club accompagnés de quelques autres : Ojard, Nakhane Touré et Powell. 

Plage de la concurrence – Ojard

C’est le bassiste de Forever Pavot et Ricky Hollywood, frère d’Adrien Soleiman. Il s’appelle Maxime Daoud et c’est un grand rugbyman méga costaud qui fait de la musique toute douce et dentelée. Son disque instrumental vient tout juste de sortir et se classe parmi les bonnes sensations de l’automne. On soutient !

Clairvoyant – Nakhane Touré

Découvert dans Les Initiés, le premier film de John Tengrove qui traite des rapports troubles au sein d’une communauté d’hommes en Afrique du Sud, Nakhane Touré s’est retrouvé la victime toute désignée d’une campagne homophobe. Mais, visiblement, il s’en fout. « Je comprends que les gens soient dingues; parce qu’ils veulent tellement défendre leur culture. Après tout, c’est leur culture. Mais c’est aussi la mienne. », déclarait-il récemment au Time SA. On soutient.

Comic – Siriusmo

Petite célébrité du début des années 2000, issu de la mouvance Boysnoize records, Moritz Friedrich est de ceux qui parlent peu, surtout pas au média, et fait de la musique de sang-froid, éliminant l’essentiel de sa production de sa liste personnelle de l’acceptable. Pour autant, ce n’est pas cette (fausse) morgue qui le rend attachant, mais plutôt sa sensibilité joyeuse de lutin, à la croisée techno, house, dubstep, dans un équilibre inexplicable et sans cesse renouvelé. On soutient toujours !

Wormhole – Powell

Et là d’un coup, l’inverse absolu de la délicatesse berlinoise, la grosse teuf fast food à l’anglaise faite de kebabs et de poupées gonflables et qui donne une idée de ce que peut être la culture du divertissement aujourd’hui. Saturday night fever sous influences freaky en version hardcore et breakbeats. On soutient aussi.

Little thing gone wild – Black rebel motorcycle club

Mais on ne va pas se quitter sans un peu de rock’n roll ; parce que ça réchauffe surtout lorsque ça se présente très concentré comme ici, avec le retour des enfants terribles du club des belles bécanes. Quelque chose des Kills en plus sentimental mais toujours le bon registre entre garage et psychédélique relevé d’une pincée de noirceur. En concert à Paris le 22 novembre. On soutient absolument.