
Jean-François Mattéi et Aseyn proposent un guide pour comprendre Camus aux éditions Max Milo
Jean-François Mattei, membre de l’Institut universitaire de France et professeur émérite de philosophie à l’université de Nice, et Aseyn, illustrateur indépendant, publient aux éditions Max Milo un essai graphique intitulé Comprendre Camus.
L’HOMME DES MALENTENDUS
On a souvent reproché à Albert Camus de préférer sa mère à la justice, pour ce qui est de sa position sur la guerre d’Algérie. Naturellement, explique l’auteur, il croyait à la justice. Mais il fut l’un des seuls écrivains à se sentir responsable du sort des Algériens et de la culture qui n’est pas reconnue.
Albert Camus vouait en effet une double fidélité à sa patrie de naissance : son père mort et sa mère diminuée, pour laquelle il avait un amour religieux, il ne pouvait sacrifier sa patrie de naissance (l’Algérie) et sa patrie d’adoption (la France). On ne pouvait effacer d’un trait de plume les bienfaits de la culture, lesquels contrebalançaient les méfaits de la colonisation.
ALBERT CAMUS CHERCHE UNE VOIE NOUVELLE
Albert Camus voulait construire une œuvre qui passerait par trois cycles distincts : celui de l’absurde, celui de la révolte et celui de l’amour. Albert Camus recherchait un consensus entre les pôles opposés de la vie, c’est le midi de la pensée.
D’un prix et d’un format abordables, cet essai graphique est une réussite. Le texte est assorti d’illustrations qui permettent de rafraichir les connaissances de tout lecteur qui n’aurait pas lu L’étranger ou La peste durant sa scolarité et qui souhaiterait relier les différents textes d’Albert Camus les uns avec les autres. Une bonne piqure de rappel.
Jean-François Mattéi et Aseyn, “Comprendre Camus”, éditions Max Milo, janvier 2013, 125 p.