[Deauville; jour 1] Une ouverture glamour avec Chloë Grace Moretz et Diane Kruger

3 septembre 2016 Par Yaël | 0 commentaires

Le maire de la ville et l’ambassadeur des Etats-Unis ont déclaré de concert le 42e Festival du Film Américain de Deauville ouvert, ce vendredi 2 septembre 2016 lors d’une cérémonie glamour où les actrices Chloë Grace Moretz et Diane Kruger étaient à l’honneur. La cérémonie d’ouverture a été suivie par la projection en avant-première et hors compétition du Thriller Infiltrator de Brad Furman, toujours aussi glamour mais pas forcément convaincant.

La foule était assez conséquente pour voir les stars passer, ce vendredi 2 septembre vers 19h, au CID de Deauville. Malgré une sécurité sérieusement renforcée, il y avait place pour un joli défilé des membres des jurés (Sara Forestier et Anna Girardot dans de jolies robes noies longues, Eric Elmosnino, le président Frédéric Mitterrand et le réalisateur Radu Mihaileanu, en costumes élégants, ainsi que Audrey Pulvar, présidente du jury révélation, dans une robe asymétrique et géométrique). On aussi aussi pu voir l’équipe de Comancheria parler aux fans le long du tapis rouge. mais les deux stars de la soirée étaient les héroïnes de la cérémonie d’ouverture : actrice principale du film projeté ce soir-là et venue le défendre seule, Diane Kruger était simplement divine en robe transparente et brodée aux couleurs automnales. Et la toute jeune Chloë Grace Moretz, à peine 20 ans, est venue dans une robe très fleurie recevoir le prix Nouvel Hollywood. Une fois en salle, son discours de réception sur la magie de ce métier d’actrice qu’elle a commencé à l’âge de 6 ans, n’a pas fait pale figure aux côtés de ceux du maire et de Madame l’ambassadeur : remerciant sa faille, les prestigieux réalisateurs avec lesquels elle a travaillé (Scorcese, Assayas), cette jeune-femme qui tourne depuis l’âge de 6 ans a dit vouloir travailler plus souvent avec des cinéastes français, dont le québécois Xavier Dolan. Elle a été chaleureusement applaudie. Diane Kruger est venue la remplacer sur la scène du CID, modeste, presque effacée pour parler du film que le public allait voir : Infiltrator. C’était la première fois que le belle allemande était à Deauville. Elle a parlé du trac de jouer avec son partenaire sur ce film, Bryan Cranston de Breaking Bad et aussi de son implication pour doubler tous ses films en Français, en Allemand et en anglais elle même.

Après une heure d’élégance et de présentations, place au cinéma, avec la projection du thriller d’ouverture : Infiltrator de Brad Furman. Inspiré de l’histoire vraie de l’agent fédéral Robert Mazur, infiltré dans le Cartel de Medellin dans les années 1980, ce film sans grand suspens, et aux images de publicité pour agence de voyage s’est montré un brin décevant : l’infiltration du petit cercle des ultra-riches chefs de cette mafia sanglante a eu beau comporter de terrible dangers physiques, mais aussi psychologiques pour un gentil ancien comptable, père de famille et devenu agent des services secrets prêt à entrer dans la peau d’un grand truand, le jeu très uniforme du grand Cranston ne convainc pas, les dialogues lourds et l’humour capiteux de cet éloge ambigu du bling bling lassent un peu. Et seule Diane Kruger donne un peu de relief à son personnage de fausse fiancée qu’on habille comme une poupée barbie en la transformant en épigone de James Bond Girl chic et un peu mystérieuse. Un premier film décevant, qui ne détonne nénamoins pas dans ses décors et ses costumes de la note glamour d’ouverture du festival et qui donne envie de quitter l’univers de la superproduction pour aller découvrir les films les plus indépendants de la compétition.

En attendant ce début de la compétition avec la projection de Captain America de samedi matin, nous sommes allés fêter le Cinéma américain à la Villa Kiehls, sous un beau ciel étoilé, avec de la musique pour danser et un yellow cab dans le jardin où les stars du festival se prêtaient volontiers aux cinq questions de l’interview « Taxi Driver »…

visuels : YH


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