Le Centre Pompidou consacre une exposition à une génération, la Beat generation

22 juin 2016 Par Florence Prunier | 0 commentaires

Le Centre Pompidou se fait l’hôte de la Beat Generation dont elle expose les photographies, les dessins, peintures, collages, films et sons. Il s’agit de récréer l’ambiance propre au mouvement afin de vous y faire sentir ce qu’il a pu être.

Le Centre Pompidou accueille du 22 juin au 3 octobre l’exposition « Beat Generation« , un parcours temporel et spatial dans la galerie supérieure du centre, qui retrace les évolutions de ce mouvement littéraire et artistique né dans les années 40 aux Etats-Unis. L’exposition veut vous mobiliser sur tous les plans, et surtout vous faire voir, entendre ce qu’ont vécu ce cercle de poètes -disparus. Elle se présente sous la forme d’un récit; parce que, si la Beat Generation naît à New York avec Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Maggie Cassady, William Burroughs, elle voyage à l’Ouest des Etats-Unis, en Californie, à San Francisco, puis au Mexique, à Tanger et enfin pour s’installer au Beat Hotel, à Paris. Vous entrez donc avec eux Sur la route- oeuvre de Jack Kerouac de 1950 dont le manuscrit, traverse verticalement l’exposition, entouré de panneaux projetant une route qui défile. Cette oeuvre symbolique l’est à double titre: comme illustration du voyage qui a forgé la génération, et comme oeuvre de laboratoire. Car ces artistes se sont fait expérimentateurs de sons et d’images, ont pratiqué la technique du « cut-up », qui fait du support visuel ou auditif une oeuvre infinie. 

Quand on a connu, vécu à cette époque, ou dans la génération qui a suivie, qui a consacrée et fait la popularité des Beat guys, on arrive sûrement à retrouver ce qui a fait son esprit; le voyage se fait naturellement, on se laisse porter. Peut-être est-ce plus difficile de s’y plonger, d’un coup, de se glisser dans leur époque, quand on est plus fraîchement né. Peut-être est-ce parce que la Beat generation demande à être vécue pour être pleinement comprise, et que voir des photos, entendre des voix et des courts-métrages, ne suffit pas; qu’on ne peut pas donner à voir la réalité du mouvement dans un musée. Il faut être dans la rue, partir en voyage avec eux, faire l’expérience de la Dreammachine, les poèmes de Ginsberg, Howl, sous un bras, Le Festin nu, sous l’autre. Alors peut-être l’exposition a bien jouée son rôle; elle a donné envie de découvrir plus, montrant ainsi la richesse irréductible de la Beat Generation à une heure de visite. 

A écouter en même temps qu vous vous renseignez ici:

Visuel: Sur la route de Jack Kerouac, couverture: film de Walter Salles


LAISSEZ UN COMMENTAIRE VIA FACEBOOK:

comments

Laissez un commentaire: