[Biennale de la Danse] Dans le flot de Daniel Larrieu au Lux de Valence

20 septembre 2016 Par Amelie Blaustein Niddam | 0 commentaires

Le Lux est une scène nationale valentinoise dédiée aux arts visuels. Dans le cadre de la Biennale de la danse à Lyon, y est exposé un portrait du danseur et chorégraphe Daniel Larrieu à l’occasion de la sortie de son livre rétrospective Memento 1982 – 2012 paru chez Actes Sud.

Flow 612, Ice Dream et autres installations s’empare de tout le Lux. Le lieu n’est pas immense mais regorge de recoins et de secrets. Au niveau de l’entrée, une salle nous permet de nous plonger dans Ice Dream où trois écrans que l’on regarde confortablement alanguis sur des coussins noirs posés sur un sol métal nous embarquent sur la banquise. Ces images ont été tournées en juin 2010 sur la côte Est du Groenland près de Tasiilaq et dans la baie d’Amatsivartik. On y voit le danseur effectuant des gestes lents, d’inspiration Tai-Chi sur ce qu’il reste de glace. La question de la relation avec la nature intervient régulièrement dans cette exposition. Plus haut, au dernier étage on le retrouve allongé sur une digue pour Tout Vient à Point.

Comme un centre névralgique, Flow 612, une installation créée avec l’école Pierre Budin à Paris résonne également avec les questions écologiques puisque toute la toile qui entoure une piste de danse circulaire munie de capteurs sonores est ponctuée de plantes tropicales imprimées et dessinées par les enfants de l’école, Apolline Couverchel et Benjamin Favrat. Flow 612 tournera toute la saison: bientôt à Bruxelles, aux Halles de Schaerbek et ensuite à Marseille au Klap, à la Roche sur Yon au grand R et à Château Thierry… La nature n’est pas le seul fil conducteur de cette exposition qui nous permet surtout de comprendre la multiplicité du parcours de Larrieu. Danseur, évidement chorégraphe mais aussi, et cela on le sait moins excellent photographe. Le parcours ouvre d’ailleurs sur Cares, une série lumineuse de clichés de voitures recouvertes de toiles colorées. Et au grenier, la directrice du lieu, Catherine Catherine Rossi-Batôt a décidé de placer de façon brillante les archives de l’artiste en face à face avec d’autres photos, plutôt nostalgiques cette fois qui présentent des bouts de paysages volontiers vus par la tranche d’une fenêtre, et c’est également à travers une vitre que l’on découvre en se penchant, la minutie des croquis préparatoires aux mouvements, les photos de répétitions, les textes. Tous symbole d’une carrière immense.

Et puis on finira par repasser devant ce solo superbe, Emmy pour plonger encore dans le geste de Larrieu, toujours à la fois doux et d’une précision académique, dans une posture qui puise souvent dans les arts méditatifs et martiaux.

Cette exposition délicieuse est en accès libre et elle est à voir jusqu’au 27 septembre Au Lux, 36 Boulevard Général de Gaulle, 26000 Valence.
Informations pratiques ici.


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