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La petite robe noire monte sur le podium du Mona Bismarck American Center for art and culture

La petite robe noire monte sur le podium du Mona Bismarck American Center for art and culture

02 juillet 2013 | PAR Yaël Hirsch

 

 

[rating=4]

Du 3 juillet au 22 septembre le Mona Bismarck American Center for art and culture ouvre son divin écrin à une exposition sur une parure intemporelle : LA petite robe noire. Imaginée par le journaliste de mode américain André Leon Talley et le Savannah College of Art and Design Museum of Art (SCAD), cette charmante exposition revient, en noir sur rouge, sur 3 décennies de classe pure.

Dans l’antre délicieuse du Mona Bismarck American Center for art and culture, sur le quai, juste en dessous de la colline du Palais de Tokyo et donc juste à côté du fameux « Monsieur Bleu », l’exposition « Little Black Dress » donne champ libre au cultissime journaliste de Vogue US, André Leon Talley.

Avec l’aide de la SCAD et de la galerie qu’il y a monté, il expose une trentaine de robes noires griffées par les plus grands couturiers des 30 dernières années. Élégamment réparties aux rez-de-chaussée de l’incroyable hôtel particulier, et rehaussé par un fond rouge profond en l’honneur de Diana Vreeland, vous pourrez voir certains modèles intemporels signés Marc Jacobs, YSL, Galliano, Chanel, Alaia, Vera Wang, Giambattista Valli, Diane de Furstenberg, Ralph Lauren ou encore Valentino.

Si les premières pièces sont sages et résolument dans l’esprit de la fameuse « Little black dress », d’une classicisme fou et incontournable depuis la fameuse robe « Ford » de Chanel dans les années 1920, l’on est tout de suite étonné des modèles très récents qui vont jusqu’aux collections de l’hiver dernier…

Dans la demi-pénombre de la scénographie, on se croirait en hiver et terriblement proche de ses très désirables robes que l’on pourrait porter immédiatement pour un petit dîner ou un grand bal. A l’orée de la dernière salle, l’idée de « petite robe noire » se complexifie, puisqu’un manteau de marin 1990 de Karl Lagerfeld fait partie de la sélection, de même que plusieurs déshabillés qu’on aurait pu être tenté de laisser au rayon lingerie.

Enfin, somptueuse, la dernière salle ose importer la volume et la couleur, autour d’un trio or et noir 2001 signé Ralph Lauren, d’un tutu de bal vaporeux Chanel et surtout de deux immenses robes Oscar de la Renta dont l’une a un jupon d’un rouge virevoltant. On est loin de la ligne stricte et courte qu’aurait avalisée Audrey Hepburn, mais quel plaisir pour les yeux! Une dernière pièce met en valeur le travail de maquillage de Gordon Espinet pour MAC, à travers une série de croquis mettant en valeur le makeup qui va avec plusieurs modèles de robes.

L’on peut ensuite retrouver le soleil et prolonger ce bain de luxe dans le jardin du Mona Bismarck American Center for art and culture, un havre de verdure où le temps semble glisser tout autant que sur le tissu soyeux de l’indémodable petite robe noire…

Infos pratiques

Les Trois Luxembourg
Théâtre de l’Opprimé
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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