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Blurred lines, la polémique dans un verre d’eau

Blurred lines, la polémique dans un verre d’eau

01 août 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le tube de l’été crée la polémique. Ah non, pardon, pas la chanson, mais le clip Blurred Lines  de  Robin Thicke. Le sujet ? Un manque d’humour certain de la part d’associations féministes.

Dans le clip Blurred Lines des apprentis machos se paient des poules de luxe en version dénudées, seulement le haut, faut pas déconner. On est au niveau +10 du second degré. Dans une esthétique de défilé très 90’s ( jusqu’aux  pataugas), les gonzesses jouent avec des bottes de foin, les mecs relous jouent du costard façon beau gosse. C’est très léger et cela ne va pas plus loin. Rien n’est sérieux, ni la chanson au refrain acidulé qui dit « Can’t let it get passed me /You’re far from plastic/ Talk about getting blasted/ I hate these blurred lines/Je ne peux pas passer à côté/T’es loin d’être superficielle/En parlant de se bourrer la gueule/ Je déteste ces limites floues »

Haute littérature donc dont il faut plutôt s’amuser. Le clip est perçu comme un appel au viol par l’association Rape Crisis tandis que Vice le qualifie d’insulte à la condition féminine.

Concernant l’arbre qui cache la forêt, pourquoi ne pas se pencher sur le clip Infamous de Mobb Deep feat 50 cents, carrément porno et sans sous-texte :


ou plus récemment, sur le clip de Rocko, I can wait où la fille est 100% potiche :

La liste serait longue sans avoir à remonter jusqu’au Temps des colonies de Sardou ( citons : Il y avait quatre filles nues dans mon lit, au temps béni des colonies) ….

Blurred Lines n’est pas un clip où règne le bon gout mais il n’est pas scandaleux, chacun ici est porté par son stéréotype : les filles sexy, des garçons qui en font des tonnes. Les parodies qui commencent à fleurir, notamment la version gay sont hyper drôles et ne font que souligner l’aspect sucré de la vidéo.

Bref, le chanteur a déclaré dans Le Figaro le 10 juillet : «Je n’ai même pas envie de donner de l’importance à ça en donnant une réponse, c’est ridicule.»

Alors on va s’arrêter là…

ou alors demander à son papa ce qu’il pense de tout cela :

ou alors, en demandant à Dark Vador ce qu’il en pense :

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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