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A la découverte de la TCIC©, technique de libération et de rencontre avec soi par le corps, avec Delphine Eliet à L’Ecole du Jeu

A la découverte de la TCIC©, technique de libération et de rencontre avec soi par le corps, avec Delphine Eliet à L’Ecole du Jeu

12 octobre 2021 | PAR Yaël Hirsch

Ce mois de septembre 2021, Delphine Eliet, fondatrice de la  Technique de Confirmation Intuitive et Corporelle (TCIC©), ouvrait ses ateliers gratuitement pour ceux et celles qui ont envie de découvrir cette méthode qu’elle a créée originellement pour permettre aux comédiens de se préparer à la scène, mais qui a livré de tels bienfaits, qu’elle l’a ouvert au grand public. Nous avons fait l’expérience d’un des ateliers hebdomadaires de trois heures et en sommes sortis très émus du partage qui a eu lieu dans le groupe, plus libres dans notre corps et réellement transformés… 

Trois fois par semaine, les ateliers de TCIC sont enseignés par Delphine Eliet ou ses élèves. Ancienne co-fondatrice de la Compagnie Nordey, passée par la Cie Maguy Marin, elle a créé l’Ecole du Jeu en 2004 et a beaucoup réfléchi à partir de la capacité d’expression des sourds-muets. Nous sommes assis en cercle dans une grande salle à verrière et parquet en bois, rue de la goutte d’or derrière Barbès. Assis ou allongés d’ailleurs, car l’on apprend vite à oublier les normes pour écouter son corps. 

La TCIC© ou l’art de renouer avec l’intuition

Delphine Eliet nous offre un petit mot d’explication, à la fois très intense et très humble, où elle raconte que c’est en aidant et en coachant des acteurs, des amis, qu’elle a mis au point sa technique, cet « art de faire » qui s’apprend par le corps. Devant les résultats et les demandes de partage, elle a dû trouver un nom et est arrivée à « Technique de Confirmation Intuitive et Corporelle (TCIC©) ». Elle remarque que le dernier mot « corporelle » n’était pas nécessaire parce que cela se passe nécessairement par le corps, mais qu’il a fallu mettre les points sur les « i ».  Delphine Eliet différencie l’intellect, l’instinct (lié à la survie puis à la vie) et intuition qui est ce fil rouge qui nous mène à des réponses ou des actions sans nécessairement passer par un raisonnement. Suivre son corps et volontiers ses jambes, qu’on oublie souvent d’écouter sous la surface plane de nos bureaux, est pour elle est un des meilleurs moyens de nous relier à nos intuitions. 

Ce sont dont d’abord nos jambes que nous suivons, là où elles nous portent dans la grande salle, même si petit à petit, nous faisons attention à être nous-mêmes et précis dans tous nos membres. Les yeux fermés ou les yeux ouverts, nous nous laissons porter. Le travail est doux, la musique est à pour nous accompagner. La sensation est toute neuve pour certains nouveaux pratiquants de la TCIC et c’est à la fois un grand plaisir et aussi très déstabilisant. Nous travaillons en groupe aussi, à l’accueil et l’écoute des mouvements des autres aussi bien que le partage de ses propres gestes, qui sont une manière généreuse d’ancrer en soi le travail fait. Il y a aussi différents rythmes, si bien que trois heures ne semblent jamais intensives, juste heureuses et intenses. 

La présence à ses émotions

En deuxième phase d’atelier, nous entrons dans le vif du sujet avec l’indication de laisser libre cours à nos émotions, toujours via le mouvement du corps. Rien n’est retenu, c’est OK et cela reste très social et généreux. L’on peut déjà ressentir une émotion ou décider de travailler sur l’une d’entre elles. La parole a peu de place, mais elle est néanmoins présente, partagée et cruciale quand elle nomme cette émotion, quand elle est présente dans la musique pour orienter et mieux lier nos émotions avec nos déplacements. Et aussi quand elle vient dire ce qui s’opère en nous, petit à petit, au cours de l’atelier. 

Partage, plaisir et confiance

La dernière partie de la soirée se passe en travail de groupe. Confiants, nous travaillons deux par deux, alors que nous ne nous connaissons pas. Le résultat est une rencontre douce et unique, débarrassée de tous ses oripeaux de pose sociale, et un joli travail énergétique où la complicité et l’écoute de l’autre libère le lien à ses émotions propres. 

L’on sort d’un atelier de TCIC© avec des énergies restaurées, une impression d’apaisement et de gratitude très agréables et aussi l’impression de commencer à découvrir une nouvelle partie de soi, plus ancrée, plus en lien avec des énergies essentielles. Cela donne envie de sympathiser avec les autres participants et de les retrouver, ainsi que la très généreuse Delphine Eliet, au cours d’un autre atelier. Et le format  de l’atelier hebdomadaire de 3 heures (attention réservez vite, les créneaux sont presque pleins) existe également en stages et en week-ends entiers à raison de 5 à 6 heures de TCIC© par jour. 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de L’Ecole du Jeu. Le premier cours d’essai est toujours gratuit(

visuels © 1 & 3 © Didier Monge /  lalathings.com, 2 © Marguerite Bourgoin

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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