Théâtre
Une version de Camus qui nous laisse sans voix

Une version de Camus qui nous laisse sans voix

28 mars 2014 | PAR La Rédaction

Une version de poche et cela sans mauvais jeu de mots, puisque l’adaptation se joue désormais à six comédiens et dans un temps bien plus restreint que l’original de 1948.

AFF-ETAT-DE-SIEGE-NVCharlotte Rondelez insiste sur l’intemporalité de la pensée de Camus, celle-ci n’a décidément pas pris une ride !
Mais où sommes-nous et à quelle époque ? Nous voilà perdus … Pour mieux nous concentrer sur l’essentiel : la Peste et quelle peste ?
Un régime totalitariste qui ronge ses habitants, qui les abats à petit feu, qui les meurtri.
La metteuse en scène a choisi le burlesque, la satire. En effet, nous sommes au milieu de caricatures, de personnages aux traits grossiers, des marionnettes libres au départ qui se retrouvent face à la peur liées et tétanisées.
Seule une voix résonne et proteste, celle de Diego interprété par Adrien Jolivet, ce dernier de par sa fougue réussit à mettre à mal le système, à perturber son équilibre : il en est la faille.
Cette jolie pièce nous offre plusieurs niveaux de lecture dans lesquels les comédiens s’épanouissent pour nous offrir un jeu équilibré ou la folie se veut maitresse.
L’amour, l’absurde, la révolte, le pouvoir… Autant de symboles incarnés par une troupe professionnelle.

Un curieux bijou théâtral ou trop de mots risqueraient d’effleurer son charme.

Etat de siège
Au théâtre de Poche Montparnasse
Mise en scène de Charlotte Rondelez
A partir du 4 Mars 2014 ; du mardi au samedi à 19h, le dimanche à 17h30
Avec Simon-Pierre Boireau- Claire Boyé- Benjamin Broux -Céline Espérin
Adrien Jolivet -Antoine Seguin ou Paul Canel en alternance.

Visuel : © Affiche et DR

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