Théâtre

La Baleine et le camp naturiste, un seul-en-scène tragicomique éblouissant

La Baleine et le camp naturiste, un seul-en-scène tragicomique éblouissant

19 novembre 2019 | PAR melanietlmt

Jusqu’au 29 décembre au Théâtre du Rond-Point, un spectacle drôle et furieux interprété par un Philippe Caubère au sommet.

L’amour rend fou. Ou la folie conserve l’amour. Avec ce spectacle en deux temps, on n’est plus sûr de rien !
Dans la première partie, La baleine, Ferdinand annonce à sa femme Clémence qu’il s’apprête à la tromper avec une comédienne de la troupe du Soleil. Et pas n’importe laquelle, puisqu’avec sa grosse doudoune blanche, l’objet de son futur écart lui fait penser à un de ces immenses mammifères marins -c’est ce qui l’excite tant ! Le voilà alors lancé dans un laïus illogique d’une logique toutefois imparable, au terme duquel il promet de rester fidèle dans l’infidélité… Ce qui ne va s’avérer facile ni lui pour ni pour Clémence, au bout du compte !
Dans la seconde partie, Le Camp naturiste, Ferdinand et Clémence décident de passer leurs vacances dans un camp naturiste où ne se regroupent pratiquement que des Belges, qui s’avèrent être les dernières personnes que veut croiser monsieur. Voilà donc le couple forcé de cohabiter entre fesses, seins, pénis et accent belge se baladant en toute liberté au bord de la mer. Forcément cocasse !

Voir Ferdinand mettre en péril le fragile équilibre de son couple avec la baleine de son cours de théâtre, accepter d’être bringuebaler par son fou furieux de frère sur la route des vacances et demander un ongle à sa femme en train de se ronger les ongles de pied est un mélange détonnant, aussi jouissif que libératoire. Tout ce que l’on n’oserait pas faire, lui le fait sans gêne, et c’est tant mieux !
Cet improbable monologue écrit, interprété et mis en scène par Philippe Caubère, ce tragédien à la force de titan, transporte son auditoire au gré des aventures de son personnage.
Bien qu’un peu long (le spectacle dure deux heures), il est si savoureux qu’on ne voit pas les minutes passer. Une fois compris que le temps s’est écoulé en entier et qu’il est déjà l’heure de remettre son manteau pour affronter les températures hivernales, on se rend compte qu’on n’a pas repris son souffle un seul instant.

Entre acrobaties improbables, imitations variées et traits d’humour jouissifs, une performance est aussi fédératrice que décalée !

Visuel : ©Victor Tonelli

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One thought on “La Baleine et le camp naturiste, un seul-en-scène tragicomique éblouissant”

Commentaire(s)

  • Christian GUILLAUME

    Spectacle de beauf de Cabu pour des beaufs de Cabu, avec des blagues lourdingues sur la nudité, ringardes au possible tant elles datent des « gauloiseries » du siècle précédent.

    novembre 21, 2019 at 3 h 49 min

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