Théâtre
[Avignon] Ça va, ça va l’Afrique ! La saison des lectures est lancée

[Avignon] Ça va, ça va l’Afrique ! La saison des lectures est lancée

12 juillet 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

photo (99)Hier matin débutait au Jardin de la rue de Mons, le cycle de lectures « Ça va, ça va l’Afrique ! » proposé par RFI. L’occasion de découvrir des textes et des auteurs africains en écho avec la programmation du Festival. Un rendez-vous quotidien à 11h30, en entrée libre, jusqu’au 16 juillet.

On ne peut pas être partout, hier, on se délectait de la prog danse bien pointue de La belle scène saint denis, mais on s’est rattrapés ce matin !

Rendez-vous au réveil donc avec Nicolas Bouchaud, Le Misanthrope du moment lisait un texte de Sony Labou Tansi, le romancier né en 1947 en RDC. L’homme, mort en 1995 est pluriel, député, enseignant, romancier…. mais surtout poète. L’Acte de respirer a été écrit en 1976 et il en existe deux versions qui ont été brillamment lues ce matin. Il s’agit d’une « suite de sept poèmes courts, écrits sur un cahier d’écolier, selon une disposition très particulière, peu de ponctuation et des vers très courts. ».

Pour le comédien, la performance est celle du souffle, c’est à lui d’imposer le rythme de ce texte sur la respiration. Le poète est par définition pour Sony Labou Tansi celui qui choisit « l’acte de respirer » en opposition au « terrorisme  d’exister »;

Le poème est sombre et lucide mais c’est dans la seconde partie de la lecture, composée des lettres que  l’auteur a envoyé à deux amis, le producteur radiophonique José Pivin et la responsable des programmes de RFI Françoise Ligier que l’on découvre une autre plume, plus personnelle et plus relâchée, où les petits détails qui forment l’amitiés rencontrent les récits politiques.

Aucun doute, les rendez-vous matinaux dans le jardin suspendu de la Rue de Mons, restent un passage obligé du festivalier.

L’acte de respirer est publié aux éditions Revue noire.

Le programme jour à jour des lectures, rue de Mons, à 11h30 ( durée 1H)

Le 13 juillet, les comédiens de Par les villages liront Et les moustiques sont des fruits à pépin.

Le 14 juillet : Samantha à Kinshasa de Marie-Louise Bibish Mumbu,

Le 15 juillet : Façons d’aimer d’Aristide Tarnagda

Le 16 juillet,  en clôture du cycle,

Au nom du Père et du Fils et de J.M. Weston.

Voir tout les articles de notre dossier Festival d’Avignon ici

Visuel : (c) ABN

Infos pratiques

Festival en Othe
Urbaka
festival_davignon

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture