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Un dimanche à la découvert de Mini Musica

Un dimanche à la découvert de Mini Musica

26 septembre 2022 | PAR Yaël Hirsch

Dimanche 25 septembre,  comme la veille, la matinée regorgeait de programmes plus ou moins longs pour les petits de 6 mois à 9 ans. Nous sommes partis vers Pôle Sud et le Centre Socio-Culturel de la Meinau (les deux bâtiments sont voisins) avec deux tout-petits pour vivre en famille Mini Musica. 

Des ateliers pléthoriques dès 6 mois 

C’est dans un programme à part, riche de nombreux stickers colorés très pratiques dans les transports que le programme de Mini Musica se dévoile. Menés par les musiciennes Rajani Turletsky et Hélène Rigollet et accessibles à partir de 6 mois, les ateliers d’éveil musical et « sous nos doigts » étaient pleins mais un désistement nous a permis de suivre avec les plus jeunes le premier. Par groupe de six, les petits étaient amenés à essayer toutes sortes de bruit sur des instruments qui faisaient envie et à entendre leur « prof » chanter… Un moment joyeux et concentré de presque 45 minutes…

De 9h30 à 12h30, le grand atelier ouvert à tous dès 6 mois, proposait couleurs, chiffons, xylophone, acrobaties, danses et chant dans une grande salle du CSC de la Meinau sous la houlette de Mathilde Vrignaud et l’ensemble Lab//SEM. Les familles laissaient poussettes et chaussures à l’entrée avant d’accompagner les petits à un spectacle coloré et joyeux, un peu comme une flûte enchantée en plus moderne, où chacun s’implique comme il veut. On rentre et sort au gré de besoins des enfants et la performance fait durer le bonheur et la joie des petits qui se mettent eux aussi à danser, à chanter et à suspendre des chiffons de couleurs sur des fils pleins de vie. 

La construction du monde 

Toute la journée, l’installation en casque VR de Mathieu Champagne « Volumes  » invitait les plus de 10 ans à la découverte d’un univers, tandis qu’en plein air, la table de massage sonore de Thierry Madiot avait encore quelques places libres pour un moment de frisson aux vibration d’un son pur. Nous avons malheureusement manqué le spectacle participatif Marelle de Benjamin Dupé et les récitals qui avaient lieu dans l’après-mid mais nous avons pu voir l’extraordinaire Table percussive imaginée par Nina Bonardi pour « La construction du monde » en état de marche. Durant 30 minutes et entièrement écrite, cette pièce de Georges Asperghis interprétée par l’époustouflant Richard Dubelski est un moment de joie et de musique pure. Un homme est seul à table et s’ennuie au point d’y faire venir le monde : les tiroirs claquent, un oiseau de papier crisse, une nappe se relève dans un froissement, des petits couvre-doigts permettent de taper le bois et une main semble planter ses dents blanches dans la table avec un bruit d’os. Sans compter les toupies qui sifflent et les moments où l’on entend le percussionniste poncer la table. La voix de Richard Dubelski joue aussi un rôle très important : il chante, il fait du ska, de la poésie, avec un flow plein d’humour et de conviction. La poésie coule et fuse de cette pièce qui se rit de la solitude. Le verre est poussé au bord de la table sonore, une roulette en bois exprime les sons du hasard et l’on rit autant que l’on admire la composition qui nous parvient. Le plus jeune spectateur avait quelques semaines, preuve que cette grande musique concentrée sur une seule table est vraiment accessible à tous. 

Nous devons rentrer à Paris, ce dimanche, mais Musica se poursuit à Strasbourg jusqu’au 2 octobre avec notamment La femme au marteau au Maillon et le mythique Different Trains de Steve Reich qui se joue le 30 septembre. 

visuels(c) YH

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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