Jeune Public

Le « Paradis Lapsus » de Pierre Rigal ou l’amour expliqué aux enfants

Le « Paradis Lapsus » de Pierre Rigal ou l’amour expliqué aux enfants

14 novembre 2014 | PAR Amelie Blaustein Niddam

L’amour, quand on est grand on connait : on se rencontre, on s’apprivoise, on se cherche, on se chamaille, on s’aime. Mais quand on a 7 ans, qu’est- ce qu’on y comprend ? Le chorégraphe Pierre Rigal signe un jeune public tout en break danse sur les élans du cœur.

[rating=3]

Sur un plateau tout en escalier, une espèce de fée-mécanicienne est là pour récupérer les « voix perdues ». Voilà que rapidement surgissent tout en ralenti deux cibles parfaites. Elle (Camille Regneault) et lui (Julien Saint Maximin), vêtus en costumes mi-manga, mi-star trek première version semblent venir d’une autre planète. Rien ne sort de leur bouche que des vibrations étranges. Pour communiquer, le corps marche mieux. On voit des pieds arriver en premier comme dans un spectacle de Christian Rizzo et l’on voit surtout la grammaire de Rigal appliquée aux enfants.
L’athlète l’a déjà montré avec des spectacles comme Arrêts de jeu, où la lenteur permettait de présenter des équilibres comme si de rien n’était. Là, c’est le cas, les postures sur la tête ou sur un bras se succèdent dans un flow qui sent le hip-hop.

Les deux vont-il arriver à se parler, mal aidés par une entremetteuse qui leur veut plutôt du mal ?

Dans le geste,  ils sont formidables : tous les mots de l’amour sont ici incarnés : les jambes flageolent, le cœur s’emballe et on en est tout retourné ! Les danseurs s’exécutent et racontent, en pas, ce que le corps dit.

Le spectacle est néanmoins inégal. Si les pas sont géniaux et les interprètes talentueux, la partie chantée laisse largement à désirer, offrant une bande son ( live) trop fade qui, si elle pourra séduire les primaires, laissera de côté les collégiens, les lycéens et les adultes. Ils font donc regarder ce « Paradis Lapsus » au titre et à la chorégraphie délicieuse plus que de l’écouter. Les textes sont mièvres ( « Disons que c’est bon d’avoir un fou rire, Disons que c’est bon sans avoir à le dire ») et en inadéquation avec la radicalité et la puissance du geste.

La bonne nouvelle c’est que les histoires d’amour ne finissent pas toujours mal, en général !

Visuel : Mélanie Chartreux

Horaires :

DU 12 AU 25

NOVEMBRE 2014

NOVEMBRE
10h JEU 13, VEN 14,

MAR 18, JEU 20, MAR 25
11h DIM 16, DIM 23
14h30 MER 12, JEU 13, VEN 14, SAM 15, MAR 18, MER 19, JEU 20, VEN 21, SAM 22, MAR 25
17h SAM 15, SAM 22

Infos pratiques

Théatre Gérard Philipe
Comédie saint michel
theatre_national_de_chaillot

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *