Spectacles

« Dark Matter » : passage vers une autre dimension

« Dark Matter » : passage vers une autre dimension

20 janvier 2019 | PAR Lou Baudillon

Dark Matter est un projet surréaliste initié par l’artiste et performeuse Kate McIntosh : une valse drôle et poétique qui fait de l’expérience scientifique une question artistique. 

Les 18 et 19 janvier au Centre Pompidou, les représentations de Dark Matter étaient pensées comme un spectacle de magie : une femme, en robe pailletée, est accompagnée de deux assistants à l’allure débraillée. Dès le début, les actions les plus absurdes s’enchainent jusqu’à ce qu’on en comprenne l’objectif : l’expérimentation. L’expérimentation dans sa forme la plus basique, à savoir, une hypothèse venue d’un questionnement sur le fonctionnement de quelque-chose, que l’on vérifie à l’aide d’objets pour en appréhender le résultat. Sont ainsi illustrés les questions philosophiques et scientifiques par le mode d’une chorégraphie de l’effeuillage de la pensée, des objets et des corps … Un joyeux chaos qui ne manque cependant pas de force esthétique, ni de paillette!  

S’enchainent, sans que l’on se lasse, les passages théâtralisés et les performances, les dialogues poétiques et la danse, l’humour potache et les scènes surréalistes qui semblent tout droit sortis d’un cirque. Une sublimation de l’absurdité de notre perpétuelle quête de sens, un passage vers une autre dimension dans laquelle on se laisse volontiers emporter. Une mise en scène glamour qui invite notre curiosité naïve à croire pendant un temps que tout est possible.

Des informations plus précises sont à retrouver ici

 

Visuel : ©Centre Pompidou

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