Politique culturelle

Le Centre Pompidou prepare une saison 2018/2019 toute en émotions

Le Centre Pompidou prepare une saison 2018/2019 toute en émotions

27 juin 2018 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Serge Lasvignes, Président du Centre Pompidou a réuni la presse ce matin pour parler territoires, émotions, expos et grands travaux.

Le Centre Pompidou est partout et cela ne va pas s’arrêter. Beaubourg résonne et rayonne, à Bruxelles comme à Metz, ça on le sait. Ce que l’on sait moins c’est que la volonté est nette d’emmener l’art à la rencontre du public, et pas l’inverse. « Le numérique c’est très bien mais rien ne remplace le contact avec l’œuvre » affirme le président qui veut voir son centre être en place à « l’international », sur le « territoire » et dans le « sociétal ». Par exemple, grâce à l’outil « Un jour une œuvre », Gérard Fromanger est intervenu au centre commercial de Villeneuve la Garenne. Tout est question de sur-mesure pour répondre à tous.

Beaubourg est pensé comme un lieu de vie qui va accueillir les 14 et 15 septembre « Accélérations », le premier temps du volet « Les pouvoirs de l’émotion » pensé par l’agence Creative Tech. Deux jours où la science, la philo, la technologie et l’art dialogueront. Vous comprenez, le Centre Pompidou n’est pas qu’un musée.
Lieu de débats, de rencontres, il déborde de son rôle premier et l’assume dès la rentrée des classes. Du 5 au 9 septembre, « Extra ! », le festival des littératures hors du livre revient pour une deuxième édition. Une proposition à l’image du lieu qui mixe performances, expos, rencontres…

Mais avant de vous raconter ce que vous irez voir, en terme d’expositions, il faut s’interroger sur la façon d’entrer dans le musée.
Pendant un an, dès octobre, les grands travaux seront lancés avec une rénovation de la célèbre Chenille et de l’entrée, la Canopy. La conséquence : durant ces mois, la Piazza sera fermée, l’entrée se fera par la rue du Renard et grâce à des ascenseurs. Et après ? Toujours animé par l’idée de décloisonner les mondes, l’accès sera plus fluide et les nombreux étudiants qui font la queue le dimanche pour accéder à la BPI passeront par le musée pour aller réviser.

Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne a quant à lui déroulé rapidement un programme alléchant et débordant. Et il assume : » Nous n’en faisons jamais assez ! ». Le programme est juste fou. A l’automne 2018, Frantz West, Le Cubisme, Tadao Ando et Riad Sattouf et en 2019, on retrouvera Vasarely, Boltanski et Bacon. A noter une programmation transversale, en mai, autour de la Préhistoire qui interrogera la relation entre cette période et l’art contemporain.

Et l’instant people du jour est pour la fin. Banksy a posé il y a quelques heures un dessin sur un panneau de parking appartenant au Centre. L’artiste, malin, s’est, en faisant ce geste, assuré d’entrer dans les collections. Le support appartenant à Beaubourg, le musée va le plastifier pour le conserver. Opportunisme de l’artiste ou apport pour l’art contemporain, le débat est ouvert !

Visuel : ©ABN

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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